Vaccination Papillomavirus : Désormais, les Collégiens Devront s’Allonger ou s’Asseoir

À la suite du décès tragique d'un adolescent le mois dernier, qui est survenu après un malaise post-vaccination au collège, l'Agence de sécurité du médicament (ANSM) a décidé de revoir et d'ajuster ses recommandations.

Tl;dr

  • Un adolescent est décédé suite à un malaise post-vaccination contre le papillomavirus.
  • L’Agence de sécurité du médicament (ANSM) ajuste ses recommandations de surveillance post-vaccination.
  • Elle demande aux professionnels de santé de maintenir les jeunes allongés ou assis par terre pendant 15 minutes après le vaccin.
  • L’ANSM rappelle que le vaccin contre le papillomavirus a un profil de sécurité bien établi après l’administration de plus de 300 millions de doses dans le monde.

Une tragédie qui mène à une révision des protocoles

Suite à la mort tragique d’un adolescent en Loire-Atlantique, survenue après un malaise post-vaccination contre le papillomavirus dans un collège, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a revu ses recommandations sur le protocole post-vaccination.

Des recommandations renforcées

Dans un document publié le 14 novembre 2023, l’ANSM a recommandé aux professionnels de santé de maintenir les jeunes vaccinés allongés ou assis par terre pendant 15 minutes. Ce temps de surveillance, plus long que celui préconisé auparavant, est une mesure préventive pour éviter d’éventuels malaises.

Les malaises post-vaccinaux, qui peuvent parfois entraîner de brèves pertes de conscience, sont « peu fréquents et rapidement résolutifs », souligne l’ANSM. Ces malaises peuvent être dus à une « réaction psychogène à l’injection » et peuvent s’accompagner de tremblements ou de raideurs.

Une campagne de vaccination non obligatoire

La campagne de vaccination contre le papillomavirus, lancée début octobre 2023 en France, vise les collégiens en classe de 5e. Ce vaccin, bien que non obligatoire, est d’une grande importance dans la prévention de nombreux cancers, notamment celui du col de l’utérus.

Un vaccin sûr et efficace

Après plus de 15 ans d’utilisation et plus de 300 millions de doses administrées dans le monde, l’ANSM tient à rassurer le public sur la sécurité du vaccin contre le papillomavirus. Elle insiste sur le fait que ce vaccin permet de prévenir jusqu’à 90 % des infections HPV à l’origine de cancers.

Benjamin

Spécialiste Société

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