Il est vrai que certains vaccins contre la Covid-19 peuvent augmenter le risque de développer le syndrome de Guillain-Barré. Cependant, il est important de noter que les vaccins utilisant la technologie de l'ARN messager ne présentent pas ce risque. Permettez-moi de vous expliquer.
- Les vaccins à ARN messager n’augmentent pas le risque de syndrome de Guillain-Barré.
- Les vaccins AstraZeneca et Janssen, à vecteur adénoviral, sont associés à un risque accru de ce syndrome.
- Le syndrome de Guillain-Barré est une maladie rare qui attaque le système nerveux périphérique.
- L’étude a été réalisée par le groupe Epi-Phare, associant l’Assurance maladie et l’Ansm.
Des vaccins anti-Covid sans risque de syndrome de Guillain-Barré
Une nouvelle étude menée par les autorités sanitaires françaises vient rassurer la population. Les vaccins à ARN messager, comme celui de Pfizer, largement utilisé en France, n’augmentent pas le risque de développer le syndrome de Guillain-Barré. Cette affirmation provient d’un communiqué commun de l’Agence nationale de sécurité du médicament (Ansm) et de l’Assurance maladie.
Qu’est-ce que le syndrome de Guillain-Barré ?
Le syndrome de Guillain-Barré est une maladie auto-immune rare mais sérieuse. Le système immunitaire attaque les nerfs périphériques, entraînant des symptômes tels que douleurs, engourdissement et faiblesse musculaire. Dans certains cas, cette maladie peut avoir des conséquences graves, voire mortelles, comme l’insuffisance respiratoire et des séquelles neurologiques.
Un risque accru avec les vaccins à vecteur adénoviral
Ce risque accru de développer le syndrome de Guillain-Barré est associé aux vaccins à vecteur adénoviral, comme le Vaxzevria (AstraZeneca) et le Jcovden (Janssen). « Une augmentation du risque de syndrome de Guillain-Barré a été observée au cours des 42 jours suivant la première dose de vaccin Vaxzevria (risque 2,5 fois plus élevé) et la dose unique de Jcovden (risque 2,4 fois plus élevé) comparé aux périodes précédant ou suivant ces 42 jours », précise l’étude de pharmaco-épidémiologie du groupe Epi-Phare.
Une étude rassurante pour la vaccination de rappel
Il est important de souligner que l’étude ne montre aucune augmentation significative du risque de syndrome de Guillain-Barré après l’administration de vaccins à ARN messager. Cette conclusion est d’autant plus rassurante dans le contexte actuel où l’ARN messager sert de base à la vaccination de rappel. En France, la campagne de rappel lancée début octobre s’appuie sur le vaccin monovalent Comirnaty de Pfizer – BioNTech, adapté au variant XBB.1.5 (sous-variant d’Omicron).