Variétés de couleurs dans les vins rosés : Explication
Un rosé pâle, un rosé plus sombre... La gamme de nuances du vin rosé est (très) étendue. Et il existe une raison à cela.
La diversité des nuances des vins rosés : une question de choix et de savoir-faire
Il est indéniable que les amateurs de vin rosé sont confrontés à un large éventail de choix en matière de couleur. En effet, cette gamme de couleurs varie des rosés presque transparents aux rosés très foncés, sans oublier le rosé gris, un vin très pâle qui est une variante du rosé. Selon Olivier Cabirol, directeur adjoint de la coopérative Vinovalie, créateur du vin Rosé Piscine, les consommateurs semblent de plus en plus séduits par les rosés à la couleur de plus en plus pâle.
Cependant, la question se pose : comment explique-t-on cette variété de couleurs ? Pour répondre à cette question, il est nécessaire d’examiner un certain nombre de facteurs.
Les cépages influencent fortement la couleur du rosé
Le vin, y compris le rosé, est avant tout issu du raisin, en particulier du raisin noir issu de cépages rouges. La couleur du vin est donc fortement influencée par les cépages, qui peuvent être plus ou moins colorés. Les cépages Grenache, Cinsault, Pinot Noir, Syrah… sont couramment utilisés dans les rosés, chacun apportant sa propre nuance de rouge.
Outre les cépages, l’origine géographique joue également un rôle sur la couleur des vins rosés. En effet, des sols et des climats différents donnent naissance à des raisins puis à des vins de composition variée.
Les pigments de la peau des raisins contribuent également à la couleur du rosé
La couleur du vin ne provient pas de la pulpe du raisin, qui est blanche, mais de la peau. En effet, c’est dans la peau que l’on retrouve les anthocyanes, les pigments du raisin noir qui donnent leur couleur aux vins rouges et rosés.
Ces pigments ont récemment fait l’objet d’une thèse de doctorat, dans laquelle il est expliqué que la couleur du rosé est principalement due à la présence d’anthocyanes, une famille de composés phénoliques qui constituent les pigments rouges de la baie de raisin.
Le pressurage a également une incidence sur la couleur du rosé
Pour obtenir du rosé, il faut récolter le raisin, puis réaliser le pressurage, qui consiste à presser les raisins de la vendange pour en extraire le moût (le jus de raisin), avant la fermentation alcoolique. Plus la macération sera courte, moins de couleur le rosé aura et sa robe sera alors rose pâle.
En revanche, pour les rosés obtenus par macération, qui dure plus longtemps, la couleur du vin est plus intense. Pour obtenir un rosé très pâle, il est donc nécessaire d’agir rapidement, dès que la baie est arrachée de la parcelle de vigne.
L’oxydation des jus peut aussi influencer la couleur du rosé
L’oxydation du moût obtenu peut provoquer l’apparition de pigments bruns pouvant altérer la couleur du rosé. Pour minimiser cette oxydation, il est essentiel de presser rapidement et à basse température.
C’est pour cette raison que les vendanges de nuit se sont généralisées en Provence, afin de bénéficier des températures fraîches de la nuit.
La production de rosé : un processus complexe
Il est important de préciser que la production de rosé est un processus complexe qui requiert un savoir-faire considérable. En effet, il ne suffit pas de presser rapidement le raisin, il faut aussi extraire le moût sans trop « triturer » le raisin.
En somme, la complexité et la diversité des nuances des vins rosés sont le fruit d’un choix et d’un savoir-faire exceptionnels. Les amateurs de rosé auront donc beaucoup à apprécier et à découvrir en matière de nuances de couleur.
- La diversité des nuances des vins rosés : une question de choix et de savoir-faire
- Les cépages influencent fortement la couleur du rosé
- Les pigments de la peau des raisins contribuent également à la couleur du rosé
- Le pressurage a également une incidence sur la couleur du rosé
- L’oxydation des jus peut aussi influencer la couleur du rosé
- La production de rosé : un processus complexe
