La Confédération paysanne reste sceptique face aux déclarations de Gabriel Attal et encourage à maintenir la mobilisation, malgré la levée de la majorité des barrages. Qu'adviendra-t-il ce vendredi ?
TL;DR
Les agriculteurs lèvent majoritairement les blocages
A la suite d’une série de concessions gouvernementales, de nombreux agriculteurs ont répondu à l’appel de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs. Ils ont décidé de mettre fin aux blocages qu’ils imposaient. C’était le cas, par exemple, du pont de Cheviré près de Nantes et de plusieurs barrages sur les autoroutes A6 et A81. Les préfectures ont également signalé des levées de barrages dans tout le pays.
Des résistances demeurent
Même si le mouvement de protestation a globalement diminué, certains agriculteurs, surtout ceux affiliés à la Confédération paysanne, ont choisi de maintenir leurs blocages. C’est le cas, notamment, du péage de Saint-Quentin-Fallavier sur l’A43, à l’est de Lyon. Arnaud Gaillot, président des Jeunes agriculteurs, a pourtant appelé à changer de mode d’action et à suspendre les blocages.
Les nouvelles concessions gouvernementales
En réponse aux revendications des agriculteurs, le Premier ministre Gabriel Attal a annoncé une série de mesures destinées à répondre à leurs attentes. Parmi ces mesures figure le renforcement des lois Egalim et le soutien fiscal et social aux éleveurs bovins, pour un total de 400 millions d’euros. Le gouvernement a également promis de mettre « en pause » le plan Ecophyto visant à réduire l’usage des pesticides.
La Confédération paysanne appelle à « poursuivre la mobilisation »
La Confédération paysanne, troisième syndicat agricole, n’est pas convaincue par les annonces de Gabriel Attal. Selon elle, « la question fondamentale du revenu » n’est « toujours pas prise à bras-le-corps par le gouvernement ». C’est pourquoi elle appelle à « poursuivre la mobilisation ».