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Politique

Violences : la Ville de Valence supprime des aides sociales aux familles de délinquants

Politique
Par Jérôme,  publié le 16 décembre 2020 à 15h15.

Cette décision fait suite à une recrudescence de violences urbaines qui se sont produites pendant les dernières vacances de la Toussaint.

Lundi, le conseil municipal de Valence (Drôme) a voté la suppression des aides municipales et sociales pour les familles de délinquants mineurs. Nicolas Daragon, maire LR de la ville, a justifié à France Bleu : « J’en ai assez lorsqu’on parle de violences, qu’on s’intéresse plus aux auteurs, qu’aux victimes. On a tous un devoir d’éducation lorsqu’on a des enfants ».

Objectif : « restaurer un peu d’autorité »

Les dispositifs en question sont les aides municipales pour les services non obligatoires (chèque sport et culture, contrat municipal étudiant) tout comme les aides facultatives du Centre communal d’action sociale. L’accès à ces aides ne sera plus possible dès lors qu’un des membres d’une famille aura fait l’objet d’un rappel à l’ordre ou d’un jugement suite à une infraction de trouble à l’ordre public. Le maire entend « restaurer un peu d’autorité  (…) Je ne supporte plus d’imaginer, que des enfants qui gâchent la vie de tous les habitants des quartiers, puissent bénéficier d’aides de la collectivité et que leurs parents puissent bénéficier d’aides, voire d’une aide majeure, comme le logement ».

« Une punition collective familiale » selon l’opposition

Au Figaro, la direction départementale de Valence rappelait les violences qu’a connues la ville pendant les vacances de la Toussaint : « toutes les nuits, il y a eu des phénomènes de violences urbaines. Des jets de projectiles sur les bus, des pompiers caillassés. Trente jeunes environ ont tendu un guet-apens à la police et aux pompiers, en brûlant des poubelles. Ce qui est nouveau, ce sont les tirs de mortiers sur les policiers ». Mais pour des élus d’opposition, dont le conseiller municipal LFI Jimmy Levacher, on craint avec cette décision l’ouverture « d’une boîte de Pandore ». « On peut avoir un rappel à l’ordre pour un mégot jeté par terre et si la mairie est dirigée par l’extrême droite ou une majorité plus autoritaire, il y a des risques de délits de faciès », déclare l’élu.

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