Attendu en France du 25 au 28 septembre, Léon XIV n’a pas de salaire mensuel. Mais tous ses frais sont pris en charge par l’État du Vatican.
En bref
- Léon XIV ne touche pas de salaire mensuel
- Ses frais sont payés par le Vatican
- Sa visite en France dure quatre jours
Attendu en France du vendredi 25 au lundi 28 septembre, Léon XIV n’arrivera pas avec une fiche de paie de chef d’État dans la poche. C’est pourtant bien ce qu’il est aussi, à la tête de la cité du Vatican, le plus petit pays du monde avec ses 0,44 km² et 618 habitants.
Pas de fiche de paie pour le souverain pontife
Le point est établi depuis longtemps. Le pape ne perçoit pas de salaire mensuel. En 2001, le porte-parole du Saint-Siège, Joaquin Navarro-Valls, expliquait qu’aucun pape n’avait jamais touché de salaire. Cette version a ensuite été confirmée par les vérifications de Libération et de La Croix.
Le contraste est net avec les cardinaux de la Curie. Eux touchent une rémunération estimée entre 4 500 et 5 000 euros par mois. Et ce niveau a été rétabli par Léon XIV au 1er septembre 2026, au niveau d’avant le Covid.
Des dépenses prises en charge par le Vatican
Pas de salaire, donc, mais pas non plus de dépenses courantes à régler. Le Vatican prend en charge le logement, les repas, les soins médicaux et l’entretien général. Le montant exact n’est pas connu.
Léon XIV vit au Palais apostolique. Son prédécesseur François avait préféré la résidence Sainte-Marthe. Et c’est bien là toute la particularité du poste, on ne parle pas d’un revenu classique, mais d’un cadre de vie entièrement financé.
François l’avait résumé lui-même en disant « Je ne gagne rien. Rien de rien ! ».
Cadeaux, livres, retraite, les exceptions possibles
Il existe malgré tout des revenus indirects ou ponctuels. En 2018, François a fait vendre aux enchères à Monaco une Lamborghini offerte par un donateur. La voiture a été cédée 715 000 euros, puis l’argent a été réparti entre plusieurs associations, notamment pour les chrétiens d’Irak et des femmes victimes de traite humaine.
Autre cas, les droits d’auteur. Benoît XVI, auteur très prolifique, a vendu plus de 2,5 millions d’exemplaires de Jésus de Nazareth. Le Times évaluait alors les recettes tirées de ses livres à 2 millions d’euros.
Et il y a même eu un précédent sur la retraite. Après sa renonciation en février 2013, Benoît XVI a touché, selon La Stampa, une pension d’environ 2 500 euros.
Pourquoi la question revient avec sa visite en France
Si le sujet ressurgit, c’est parce que Léon XIV effectue sa première visite en France. Après deux jours en région parisienne, il doit se rendre à Lourdes, où une messe est prévue, avant de terminer ce voyage apostolique à Metz.
Quatre jours de déplacement, une forte attente chez les fidèles, et une question très simple derrière la fonction. Être pape, concrètement, ce n’est pas un emploi salarié. C’est un statut à part, avec des frais couverts et, parfois, quelques ressources annexes.