Vladimir Poutine candidat à la présidentielle russe de 2024
Grâce à une révision constitutionnelle effectuée en 2020, le dirigeant de la Russie a la possibilité de se présenter à nouveau aux élections en 2024 et 2030. Théoriquement, cette modification lui permettrait de rester au pouvoir au Kremlin jusqu'en 2036.
Tl;dr
- Vladimir Poutine annonce sa candidature pour un cinquième mandat présidentiel en 2024.
- Une révision constitutionnelle de 2020 lui permet de se maintenir au pouvoir jusqu’en 2036.
- L’annonce a été faite pendant une cérémonie télévisée au Kremlin.
- La candidature de Poutine est soutenue par certains Russes qui souhaitent la stabilité et la paix.
Au pouvoir jusqu’en 2036 ?
Le président russe, Vladimir Poutine, a récemment annoncé sa candidature pour un cinquième mandat présidentiel en 2024. Déjà au pouvoir depuis près d’un quart de siècle, son maintien à la tête de l’État russe est rendu possible par une révision constitutionnelle de 2020. Cette dernière lui permet de se présenter non seulement en 2024, mais également en 2030, ce qui pourrait le maintenir au Kremlin jusqu’en 2036.
Une annonce chargée de symboles
L’annonce de Poutine a été faite lors d’une cérémonie télévisée au Kremlin, en présence de combattants en uniforme, d’une médecin, d’un ouvrier de mine et de la mère d’un soldat tué en Ukraine. « Poutine a choisi la guerre, la guerre choisit Poutine », commente l’analyste Tatiana Stanovaïa, soulignant le symbolisme de l’événement et la mise en scène d’un Poutine modeste, occupé par de vraies questions.
Un soutien populaire mitigé
La réaction des citoyens russes face à cette annonce est variée. Certains, comme Zoya Fedina, une mathématicienne à la retraite, considèrent que Poutine n’est « pas la pire option ». D’autres, comme Nina Zintchenko, une peintre, soutiennent fermement Poutine, souhaitant la stabilité et la paix dans le pays. Néanmoins, nombreux sont ceux qui ont refusé de donner leur avis lorsque interrogés par l’AFP.
Un contexte politique tendu
La candidature de Poutine intervient dans un contexte de répression accélérée de l’opposition, notamment depuis le début de l’offensive en Ukraine. Les autorités russes ont réduit au silence toute forme d’opposition, jetant en prison ou poussant à l’exil la plupart des opposants d’envergure, comme le militant anticorruption Alexeï Navalny. Face à cette situation, aucun détracteur du Kremlin ne devrait être en mesure de se présenter au scrutin.
