Dès le 1er septembre, l’achat d’une voiture électrique d’occasion pourra être aidé via les CEE. Montant, conditions, cas particuliers, ce qui change.
En bref
- Prime CEE pour l’occasion dès le 1er septembre
- Montant standard autour de 337 euros
- Des aides plus fortes pour professionnels et taxis
La nouvelle aide existe bien. Mais pour un particulier, son niveau de base reste modeste. À partir du 1er septembre 2026, l’achat ou la location d’un véhicule électrique d’occasion auprès d’un professionnel pourra être financé via les CEE, les certificats d’économie d’énergie, selon un arrêté publié au Journal officiel par le gouvernement.
Une prime bien réelle, mais d’un niveau limité
Dans le cas général, l’aide tournerait autour de 337 euros par véhicule, sur la base du prix du CEE retenu par le gouvernement. Ce prix pouvant évoluer, le montant n’est pas totalement figé. La mesure doit s’appliquer pendant quatre ans.
Romain Ryon, président de Mobilee, entreprise spécialisée dans la valorisation des CEE dans les transports, juge cette prime « assez faible ». Le constat est difficile à contester au vu du montant annoncé pour le grand public.
Les critères à vérifier avant d’acheter
Tout véhicule ne sera pas éligible. Il faudra acheter ou louer une voiture 100 % électrique, passée par une première immatriculation en France entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2023.
Autre filtre, le passage chez un professionnel de l’automobile est obligatoire. La batterie devra aussi être en bon état, avec au moins 80 % de capacité restante, ou un niveau équivalent. Et ce n’est pas tout, le véhicule devra être conservé au moins trois ans.
Des cas plus favorables pour certains professionnels
Les montants les plus élevés ne concernent pas tous les acheteurs. Jusqu’à la fin de l’année 2026, des coefficients multiplicateurs sont prévus pour les professionnels de l’aide à domicile et du service à la personne. Pour eux, la prime peut monter entre 2 000 et 2 360 euros, à condition d’acheter un véhicule valant moins de 25 000 euros.
Et il y a un autre dispositif, distinct, pour les taxis. Un second arrêté prévoit une aide CEE pour l’achat ou la location de véhicules électriques neufs. Elle atteint environ 3 500 euros, et peut grimper jusqu’à 5 500 euros si le véhicule et sa batterie sont fabriqués en Europe. Cette aide vise les commandes passées du 1er septembre au 31 décembre 2026. Elle concerne les taxis indépendants comme ceux en entreprise, mais seulement pour des véhicules respectant un écoscore minimal, rappelle Romain Ryon.
Pourquoi l’État passe par les CEE
Le mécanisme des CEE existe depuis 2005. Il repose sur le principe du pollueur-payeur et finance notamment la mobilité électrique ou la rénovation énergétique en faisant contribuer les fournisseurs d’énergie et de carburants, comme EDF, Engie ou TotalEnergies.
Cette nouvelle prime s’inscrit dans le plan d’électrification des usages annoncé en mai par le gouvernement, avec un double objectif affiché, accélérer la décarbonation et renforcer la souveraineté énergétique. Mi-juillet, Bercy avait déjà lancé la troisième vague du leasing social pour les ménages modestes, financée à hauteur de 401 millions d’euros par ces mêmes CEE.