Un vol entre Thessalonique et l’Allemagne a dû faire demi-tour après l’arrachement d’un hublot. Un passager a été blessé, l’enquête se répartit entre plusieurs autorités.
En bref
- Un hublot s’est arraché après le décollage
- Un passager a été blessé puis hospitalisé
- L’enquête dépasse la seule Grèce
Le vol Ryanair FR1879, parti de Thessalonique pour Memmingen, a fait demi-tour peu après son décollage après l’arrachement d’un hublot et une dépressurisation de la cabine. L’avion, un Boeing 737NG-800 livré en 2008 à Malta Air, filiale de Ryanair, s’est reposé normalement à Thessalonique.
Un demi-tour juste après le décollage
La compagnie a confirmé qu’un hublot passager s’était détaché en vol. Les passagers ont ensuite été ramenés au terminal, puis un appareil de remplacement a été mis à disposition pour assurer la suite du trajet vers l’Allemagne.
Boeing a indiqué avoir connaissance de l’incident et être en contact avec Ryanair. Du côté américain, la FAA a aussi confirmé le retour de l’appareil après ce qu’elle décrit comme un hublot brisé.
Un passager retenu par sa ceinture et par d’autres voyageurs
Le point le plus grave concerne un passager assis près de la zone touchée. Selon le témoignage d’une voyageuse relayé à Radio Thessaloniki, sa tête et ses épaules se sont retrouvées à l’extérieur de l’avion. Il portait sa ceinture, et des passagers installés à proximité l’ont aidé à revenir à l’intérieur.
La même témoin décrit un bruit comparable à un pneu qui éclate, puis la chute des masques à oxygène et une forte odeur dans la cabine. Elle dit aussi que beaucoup de voyageurs dormaient au moment de l’incident. Résultat, quelques secondes de panique à bord.
L’homme, présenté comme un touriste serbe par des médias grecs, a été hospitalisé à Thessalonique pour des brûlures par frottement. Les autorités grecques précisent que son état n’inspire pas d’inquiétude.
Moteur droit, débris et enquête internationale
Sur les causes, les éléments restent à confirmer. La NTSB américaine mentionne déjà un problème sur le moteur droit et une dépressurisation de la cabine. Selon plusieurs médias grecs, le hublot aurait été frappé par un débris détaché d’un des moteurs.
L’appareil est équipé de deux moteurs CFM56-7B26 fabriqués par CFM International, une coentreprise détenue à parts égales par GE Aerospace et Safran. GE Aerospace a indiqué soutenir ses clients et contribuer à l’enquête, en rappelant que la sécurité restait sa priorité.
Reste une question de procédure, et elle compte. L’incident s’étant produit dans l’espace aérien de la Macédoine du Nord, c’est le régulateur de ce pays qui doit diriger l’enquête, a précisé la NTSB. La FAA, l’Autorité grecque de l’aviation civile et les industriels concernés se tiennent prêts à fournir une assistance technique si elle est demandée.