Voyager en Stop: Témoignages de Femmes qui ont Choisi cette Méthode de Voyage
Juliette et Olivia ont décidé de voyager de manière non conventionnelle, à travers le monde, l'Europe ou même en France. Elles ont opté pour un mode de déplacement différent, en écartant l'idée de prendre l'avion ou le train. Au lieu de cela, elles ont préféré faire du stop, en utilisant simplement leurs pouces levés.
Juliette et Olivia, pionnières du voyage en stop
Le voyage a une saveur particulière pour Juliette et Olivia. Elles ont choisi de parcourir le monde sans l’aide d’avions ou de trains, mais simplement avec leurs pouces levés. Une manière de voyager qui, pour elles, est bien plus qu’un simple déplacement.
« Avant, j’aimais faire des listes, être organisée. Depuis que je voyage en stop, j’apprends à laisser la place à l’imprévu, à lâcher prise. Et je retrouve foi en l’humanité« . Juliette Hamon, 25 ans, est en voyage depuis six mois. Les pensées et les expériences qu’elle a accumulées lors de ce tour du monde en autostop sont inestimables.
Le stop est généralement considéré comme un moyen de faire de petits trajets ou de partir en week-end pas trop loin de chez soi et pas trop longtemps, pour des raisons économiques, écologiques, et pour expérimenter une nouvelle façon de se déplacer. Cependant, certaines personnes comme Juliette et Olivia ont choisi de voyager en stop sur le long terme.
Juliette, qui a commencé son tour du monde en stop à partir de Brest en mars 2023, a traversé de nombreux pays et documente son voyage sur son compte Instagram, @labretonneenstop, suivi par près de 146 000 personnes.
Embrasser le voyage écologique
Pour Juliette, le déclic a eu lieu lors d’un « mini » tour du monde qu’elle a effectué il y a trois ans. Elle a traversé 15 pays majoritairement en avion. À son retour, en lien avec son militantisme écologique, elle remet en question son mode de voyage. Désormais, elle ne voyagera plus en avion. « En discutant avec des voyageurs, j’ai eu l’idée du stop. J’ai réalisé que ce mode de déplacement coïncidait totalement avec ma façon de voir le voyage », partage-t-elle avec directs.fr.
Olivia, quant à elle, utilise le stop pour se déplacer aussi bien en France le temps d’un week-end, qu’à travers l’Europe pour des voyages plus longs. Toutes deux partagent leurs expériences de voyage uniques avec directs.fr.
L’aventure de l’imprévu
Olivia a commencé à faire du stop lorsqu’elle était étudiante. « À 18 ans, j’ai fait un premier voyage en Espagne, de quelques jours. Depuis, je n’ai jamais arrêté de me déplacer comme ça ». Elle apprécie particulièrement le fait que le stop lui permet de voyager facilement et de manière économique. De plus, elle souligne que le stop est une manière de voyager plus respectueuse de l’environnement. « Les conducteurs auraient fait le trajet dans tous les cas, autant rentabiliser leur voiture ».
L’apprentissage par le voyage
De son côté, Juliette a déjà vécu des expériences inoubliables et étonnantes grâce à son choix de voyager en stop. Elle a partagé son trajet avec d’autres voyageurs, a dormi dans des endroits improbables et a beaucoup appris de ces expériences. « Faire du stop, c’est accepter d’écouter les conseils des habitants du coin, de ne pas toujours avoir de plans, c’est s’adapter et laisser la place à l’imprévu », partage-t-elle.
Le défi de la sécurité
En ce qui concerne la sécurité, Juliette et Olivia ont toutes deux développé des réflexes pour se protéger. Elles soulignent l’importance de faire confiance à son intuition et de ne pas se précipiter. Elles conseillent à ceux qui sont réticents à l’idée de faire de l’autostop de simplement « oser ».
Changer les perceptions
En documentant leurs voyages et en partageant leurs expériences, Juliette et Olivia espèrent déconstruire certains préjugés sur le stop. Juliette intervient également auprès de 10 classes en Bretagne, qui suivent son parcours et travaillent sur diverses thématiques liées au voyage. « En faisant du stop, je retrouve foi en l’humanité, j’apprends à faire confiance aux gens que je ne connais pas, je constate qu’ils peuvent être très solidaires les uns envers les autres » conclut Juliette.
