Xi Jinping en France: les implications stratégiques de la visite du leader chinois
Ce dimanche 5 mai 2024, le président chinois Xi Jinping a fait son arrivée à Paris pour une visite d’État, marquant son premier voyage officiel en Europe depuis 2019. Qu'en est-il de l'objectif de cette visite ?
TL;DR
- Xi Jinping en visite d’État en France pour discuter de commerce et crise ukrainienne.
- Les différends commerciaux et le soutien de la Chine à la Russie sont des sujets clés.
- Réunions, cérémonies et forum économique franco-chinois prévus lors de la visite.
Une visite d’État chinoise en France
Le président chinois, Xi Jinping, est arrivé à Paris ce dimanche 5 mai 2024 pour une visite d’État de deux jours. C’est son premier déplacement officiel en Europe depuis 2019. Il doit rencontrer son homologue français, Emmanuel Macron, avec qui il espère « œuvrer » pour « résoudre la crise » en Ukraine et continuer à investir en France.
Une relation complexe
Xi Jinping est attendu à l’Élysée par Emmanuel Macron, mais aussi par la présidente de la commission européenne Ursula von der Leyen. Les différends commerciaux entre l’Union européenne et la Chine, notamment en ce qui concerne les subventions étatiques chinoises à plusieurs secteurs industriels, sont au cœur des discussions. Macron, pour sa part, plaide pour une approche plus réaliste à la défense des intérêts européens et pour « obtenir la réciprocité ».
Une question de commerce et de guerre
La Chine, de son côté, espère que la France offrira à ses entreprises « un climat d’affaires juste et équitable ». Le président français compte également demander au Chinois de soutenir la « trêve olympique » pour tous les conflits à l’occasion des Jeux de Paris cet été. Paris cherche notamment à s’assurer que la Chine, principale alliée de la Russie, n’appuie pas clairement l’effort de guerre de Poutine face à Kiev.
Une visite symbolique
La visite de Xi Jinping marque le 60ème anniversaire des relations diplomatiques entre la Chine et la France. Après la France, le président chinois se rendra en Serbie et en Hongrie, deux pays restés proches de Moscou. Le député européen Raphaël Glucksmann a critiqué la « naïveté » de l’Europe face à la « concurrence déloyale de la Chine ».
