Zoom sur les groupes sanguins rares : que savons-nous ?
L'Etablissement Français du Sang (EFS) est constamment à la recherche des sangs rares comme le "Vel négatif", le "Rhésus nul" ou "Bombay". Mais qu'est-ce qu'un sang rare et pourquoi l'EFS en a-t-il tant besoin ?
TL;DR
Comprendre l’importance des « sangs rares »
Depuis le 29 janvier et jusqu’au 4 février 2024, l’Etablissement Français du Sang (EFS) attire l’attention sur une catégorie méconnue mais essentielle de notre système sanguin : les « sangs rares ». Dans le cadre de cette semaine de sensibilisation, il est crucial de comprendre ce que sont ces sangs rares et pourquoi ils sont si précieux pour l’EFS.
Qu’est-ce qu’un sang « rare » ?
Au-delà des groupes sanguins A, B, O, et de leurs Rhésus, il existe une multitude d’autres groupes à travers le monde. Des noms comme « Duffy », « Bombay », « Gerbich négatif », « Vel négatif », « Rhésus nul » peuvent paraître étranges, mais ce sont en réalité des groupes sanguins. Les globules rouges possèdent à leur surface des substances appelées antigènes, qui déterminent notre groupe sanguin. « Nous avons besoin de donneurs de toutes origines pour soigner tous les patients avec un sang compatible. Cette compatibilité est essentielle pour une transfusion en toute sécurité. » explique l’EFS.
La rareté, une question d’origine
Les personnes originaires d’Afrique subsaharienne, des Drom, Département et région d’outre-mer, ou de l’Océan Indien sont les plus susceptibles d’être porteuses d’un groupe sanguin plus rare que le reste de la population. Cette spécificité est due à une adaptation de l’humain à son environnement, qui a façonné ses caractéristiques génétiques au fil des siècles. En Afrique, la diversité génétique est la plus importante au monde, ce qui explique la présence de certains groupes sanguins uniquement chez des personnes d’origine africaine ou caribéenne.
L’importance du don de sang rare
L’EFS estime que seulement 10 % des porteurs de sangs rares savent qu’ils appartiennent à ces groupes méconnus. L’enjeu est pourtant de trouver des donneurs compatibles, au risque de créer un déséquilibre avec les besoins des malades. « Il est impératif de permettre à tous les patients, quel que soit leur groupe sanguin, de bénéficier d’une transfusion s’ils en ont besoin. » insiste l’EFS. Par conséquent, il est essentiel de sensibiliser le public et d’encourager le don, en particulier parmi les personnes susceptibles de posséder un sang rare.
