Inculpation de Donald Trump pour tentative de manipulation des élections présidentielles 2020
L'ancien chef d'État américain et 18 individus supplémentaires ont été mis en accusation pour leurs actions lors de l'élection présidentielle de 2020 en Géorgie.
Accusations en Géorgie contre l’ancien président américain et 18 autres
La justice de l’État de Géorgie a mis en accusation, le 14 août 2023, l’ancien président américain et 18 autres individus pour des tentatives présumées d’inversion illégale du résultat de l’élection présidentielle de 2020 dans cet État pivot. C’est la quatrième mise en accusation pénale en moins de six mois pour l’ex-président, qui fait campagne pour la primaire républicaine dans le but de retourner à la Maison Blanche en 2024.
Charges de criminalité organisée
La procureure du comté de Fulton, Fani Willis, a mis en accusation les 19 personnes en vertu de la loi de la Géorgie sur la criminalité organisée, une loi généralement utilisée pour poursuivre des gangs, qui prévoit des peines de cinq à vingt ans de prison. Elle a donné aux accusés jusqu’au 25 août pour se rendre volontairement à la justice de la Géorgie lors d’une conférence de presse à Atlanta, la capitale de cet État du sud-est des États-Unis. Elle a exprimé son intention de juger les accusés lors d’un seul procès « dans les six mois », mais a rappelé que la date serait fixée par le juge.
« Les accusés se sont engagés dans une entreprise criminelle organisée »
« L’acte d’accusation affirme qu’au lieu de respecter le processus judiciaire de la Géorgie pour les litiges électoraux, les accusés se sont engagés dans une entreprise criminelle organisée pour inverser le résultat de l’élection en Géorgie », a souligné Mme Willis. L’acte d’accusation comprend au total 41 chefs d’accusation différents, dont « fausses déclarations et faux documents, usurpation de fonction publique, faux et usage de faux », pressions sur des témoins, une série de délits informatiques et parjure.
Pas de pardon possible
Si l’ancien président est condamné et remporte l’élection présidentielle en 2024, il ne pourra ni se gracier lui-même ni obtenir l’abandon des poursuites par le bureau du procureur, car il s’agit d’une affaire au niveau de l’État de Géorgie sur laquelle l’État fédéral n’a pas autorité. L’ancien président a de nouveau attaqué la procureure dans un communiqué de sa campagne, la qualifiant de « partisane enragée » au service des intérêts du président démocrate Joe Biden, qu’il pourrait retrouver sur sa route en 2024 pour une revanche de l’élection de 2020.
Toujours favori pour la primaire républicaine malgré tout
Cette procédure concerne une partie des faits visés par l’inculpation du 1er août de l’ancien président devant un tribunal fédéral à Washington pour ses manœuvres présumées illégales lors de l’élection de 2020 dans sept États cruciaux, dont la Géorgie. La date du procès n’a pas encore été fixée. L’ancien président, qui écrase ses adversaires dans les sondages pour la primaire républicaine, doit également être jugé en mars et en mai 2024. Il devra répondre de l’achat du silence d’une actrice de films X, devant la justice de l’État de New York, puis de sa présumée négligence dans la gestion de documents confidentiels, devant la justice fédérale en Floride.
