Historique : Vote sur l’IVG dans la Constitution au Château de Versailles ce lundi
Dans un retournement de situation surprenant, la France pourrait être le premier pays à intégrer le droit à l'avortement dans sa Constitution ce lundi 4 mars 2024. Quel impact cela pourrait-il avoir sur la société française?
TL;DR
- La France devrait inscrire l’IVG dans la Constitution le 4 mars 2024.
- La modification doit être validée par les trois cinquièmes des parlementaires.
- Cette réforme serait une première mondiale, malgré l’opposition de certains.
Historique : l’IVG dans la Constitution française
Il s’agit d’un événement sans précédent, ce lundi 4 mars 2024, la France pourrait s’inscrire comme le premier pays à graver le droit à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) dans son texte fondamental. Une réunion historique est prévue au château de Versailles avec la présence de l’ensemble des parlementaires français.
Une modification constitutionnelle importante
Cette modification de la Constitution nécessite l’approbation des trois cinquièmes des parlementaires réunis pour l’occasion. La séance, qui doit débuter à 15h30, est présidée par Yaël Braun-Pivet, la présidente de l’Assemblée nationale.
La château de Versailles accueille ainsi un « moment d’histoire », comme le décrit la titulaire du perchoir. Les parlementaires sont appelés à inscrire l’avortement dans la Constitution à seulement quatre jours de la journée internationale des droits des femmes.
Un signal fort pour les droits des femmes
La France se positionne ainsi au rang de pionnière, en contrastant fortement avec plusieurs pays où le droit à l’avortement recule, notamment aux États-Unis ou en Europe de l’Est. Le premier ministre Gabriel Attal, qui doit prendre la parole, a déclaré sur X (ex-Twitter) : « Quand les droits des femmes sont attaqués dans le monde, la France se lève et se place à l’avant-garde du progrès ».
Les partisans de cette réforme attendent avec impatience le résultat du vote aux alentours de 18h30. Leur espoir est soutenu par divers sondages indiquant que plus de 80% de la population française approuve la constitutionnalisation de l’IVG.
Malgré quelques résistances, même la droite et l’extrême droite, traditionnellement opposées à cette réforme, ont majoritairement voté en sa faveur. Le vote du Sénat a été particulièrement marquant, avec un écart de voix inattendu.
Une mobilisation nationale
En attendant le résultat du vote, les défenseurs des droits des femmes, les opposants à l’IVG et les partisans de la réforme ont prévu des rassemblements et des manifestations. Cet événement est perçu comme une source d’inspiration pour les femmes du monde entier, comme le souligne Claudine Monteil, féministe pionnière et signataire du « Manifeste des 343 » en 1971, un appel historique à la légalisation de l’avortement en France.
