« Devoir de visite » pour les pères célibataires : que propose Emmanuel Macron ?
Emmanuel Macron souhaite lancer une discussion concernant l'instauration d'une obligation pour les pères de rendre visite à leurs enfants dans les familles monoparentales, majoritairement gérées par des femmes. Qu'en pensez-vous ?
TL;DR
- Emmanuel Macron souhaite débattre du « devoir de visite » des pères dans les familles monoparentales.
- 85% des 1,7 million de familles monoparentales sont à la charge des femmes.
- Une proposition de loi en ce sens a été déposée par un député.
Un « devoir de visite » pour les pères dans les familles monoparentales
« C’est un devoir d’être parent et c’est un devoir qui ne s’arrête pas au moment du divorce ou de la séparation », affirme Emmanuel Macron dans une vidéo diffusée par le magazine Elle le mardi 7 mai 2024. Le président vise à instaurer un débat sur la mise en place d’un « devoir de visite » des pères dans les familles monoparentales, majoritairement à la charge des femmes.
Une situation inégale dans les familles monoparentales
Les chiffres sont parlants : 85% des 1,7 million de familles monoparentales en France sont portées par des femmes. Le chef de l’État souhaite remédier à cette situation par la mise en place d’un devoir d’accompagnement jusqu’à l’âge adulte des enfants. « Je veux qu’on puisse ouvrir ce débat, qui est au fond à la fois un débat sur la parentalité et un débat sur l’égalité entre les femmes et les hommes », insiste Emmanuel Macron.
Un rôle à jouer pour les pères
Le président insiste sur l’importance de l’engagement des pères, notamment dans les « réunions parents-profs » et dans l’éducation de l’enfant en général. « C’est un devoir d’être parent. », répète-t-il. Il affirme que chaque parent doit « exercer ses responsabilités » à « deux », pour le bien-être de l’enfant.
Une proposition de loi en discussion
Le jeudi 2 mai, Thibault Bazin, député Les Républicains de Meurthe-et-Moselle, a déposé une proposition de loi allant dans le même sens que la proposition d’Emmanuel Macron. Le texte vise à transformer le « droit de visite et d’hébergement » en « un devoir de visite et d’hébergement de l’enfant », pour le parent ne vivant pas avec lui. La proposition de loi prévoit « une peine d’emprisonnement d’un an et d’une amende de 15 000 euros » pour les contrevenants.
