Mai : Certains jours fériés pourraient priver vos enfants de ponts

Image d'illustration. Ecole ferméeADN
Soyez vigilants pour les prochaines vacances de mai : vos enfants ne pourront pas bénéficier de tous les jours fériés tels que le 1er mai, le 8 mai et l'Ascension pour prolonger leur week-end.
Tl;dr
- Les jours fériés de mai 2025 offrent trois possibilités de faire le pont.
- Les élèves doivent aller en cours pendant certains jours fériés.
- Des sanctions sont prévues pour les absences non justifiées.
Une opportunité pour les parents, un casse-tête pour les élèves
Chaque année, le mois de mai est très attendu en France, non seulement pour le retour des beaux jours mais aussi pour ses trois jours fériés : le 1er mai, le 8 mai et le 29 mai.
Ces jours offrent l’opportunité aux parents de faire le pont et de profiter de week-ends prolongés. Cependant, pour les élèves, la situation est un peu moins rose.
Les jours fériés en mai 2025 : un jeu de zones
La question se pose chaque année : les élèves pourront-ils profiter des jours fériés de mai pour faire le pont ? La réponse dépend de la zone dans laquelle ils se trouvent. Pour le 1er mai, les élèves de la zone A, qui sont en vacances, n’ont pas à se poser de question. Pour les zones B et C, le ministère de l’Éducation nationale indique que les élèves devront être à l’école le vendredi 2 mai.
En ce qui concerne le 8 mai, pas de jaloux : tous les élèves devront reprendre les cours le vendredi 9 mai, quelle que soit la zone. Concernant l’Ascension, qui tombe cette année le 29 mai, les élèves de toutes les zones peuvent se réjouir : les classes vaqueront le vendredi 30 mai 2025, confirme le ministère.
Les risques de faire sécher les cours
Malgré ces contraintes, certains parents pourraient être tentés de faire sécher les cours à leurs enfants. Cependant, il faut savoir que ce choix n’est pas sans conséquence. L’article L131-1 du Code de l’éducation indique que « l’instruction est obligatoire pour chaque enfant dès l’âge de trois ans et jusqu’à l’âge de 16 ans ». Toute absence doit donc être justifiée, sous peine de sanctions.
« Les seuls motifs réputés légitimes sont les suivants : maladie de l’enfant, maladie transmissible ou contagieuse d’un membre de la famille, réunion solennelle de famille, empêchement résultant de la difficulté accidentelle des communications, absence temporaire des personnes responsables lorsque les enfants les suivent. Les autres motifs sont appréciés par l’autorité de l’Etat compétente en matière d’éducation. », précise l’article L131-8.
En cas de non-respect de ces règles, les parents risquent une amende allant jusqu’à 750 euros, et même deux ans de prison et 30 000 euros d’amende si les absences compromettent la « santé, la sécurité, la moralité ou l’éducation de l’enfant mineur ».
