L’OMS soutient les médicaments amaigrissants comme l’Ozempic pour lutter contre l’obésité

Image d'illustration. Gros plan d une bouteille de médicament sur une table en boisADN
L’Organisation mondiale de la santé soutient désormais l’utilisation de médicaments amaigrissants, tels qu’Ozempic, pour lutter contre l’obésité. Cette position marque une avancée majeure dans la reconnaissance des traitements médicamenteux face à ce problème de santé publique.
Tl;dr
- OMS soutient certains médicaments anti-obésité sous conditions.
- Traitement médical à associer à un changement de mode de vie.
- Coût et accès restent des freins majeurs mondialement.
L’obésité reconnue comme maladie chronique par l’OMS
Longtemps considérée comme la conséquence d’un mode de vie inadéquat, l’obésité s’impose désormais dans le débat public comme une maladie à part entière. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) vient en effet de publier des recommandations préliminaires qui pourraient changer la donne : elle encourage, pour certains profils, l’usage de traitements médicamenteux tels que les analogues du GLP-1 (notamment Ozempic ou Wegovy).
Ce virage symbolise un tournant dans la façon d’envisager cette pathologie, qui touche des millions d’adultes sur tous les continents.
Nouveaux traitements : promesses et limites
Parmi ces médicaments, le semaglutide, composant actif de l’Ozempic, suscite une attention particulière. Initialement autorisé contre le diabète de type 2, il s’est révélé efficace pour induire une perte de poids importante – jusqu’à 15 à 20 % du poids corporel en association avec un régime et une activité physique régulière. Quant à Wegovy, il cible spécifiquement l’obésité ou le surpoids associé à des comorbidités.
Pour autant, le recours aux GLP-1 ne s’improvise pas. Selon l’OMS, seules les personnes adultes présentant un indice de masse corporelle (IMC) supérieur ou égal à 30 sont concernées par cette recommandation – parfois dès 27 si des maladies associées existent dans certains pays riches.
L’accompagnement reste essentiel
Il est capital de souligner que ces médicaments ne constituent pas une solution miracle. L’OMS insiste : ils doivent toujours être associés à un accompagnement global comprenant :
- Counseling comportemental
- Changements alimentaires durables
- Activité physique adaptée
Autrement dit, sans modification profonde des habitudes de vie, leur efficacité reste limitée et l’arrêt brutal du traitement entraîne souvent une reprise du poids perdu.
L’accès aux traitements : un enjeu mondial majeur
Reste la question cruciale de l’accès. Aujourd’hui, le coût élevé des molécules comme le semaglutide limite leur diffusion dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. L’OMS, bien qu’elle n’ait pas encore intégré ces traitements sur sa liste officielle des « médicaments essentiels » pour l’obésité seule, plaide déjà pour le développement de génériques plus abordables.
La reconnaissance médicale de l’obésité pourrait ouvrir la voie à une meilleure prise en charge et réduire les stigmatisations. Cependant, toute démarche doit débuter par une consultation médicale rigoureuse : discuter avec son médecin reste indispensable avant d’envisager ce type de traitement.
