Agriculteurs français : nouvelles actions annoncées dans les 15 prochains jours
Le dimanche 3 mars 2024, le salon de l'agriculture a pris fin, laissant présager une mobilisation continue des agriculteurs dans les rues. Cette situation ne risque-t-elle pas d'engendrer des conflits sociaux ?
TL;DR
Le Salon de l’agriculture 2024 : un épilogue tumultueux
Le Salon de l’agriculture 2024 s’est conclu le dimanche 3 mars, laissant derrière lui un climat d’incertitude et de tension. Malgré les multiples initiatives gouvernementales, la Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles (FNSEA) prévoit de nouvelles mobilisations.
Les annonces gouvernementales : un pas en avant, deux pas en arrière ?
Depuis le début du mouvement, le gouvernement a annoncé plusieurs mesures : plans pour l’élevage et le blé dur, une allocation supplémentaire de 40 millions d’euros pour l’agriculture bio, 100 millions de plus pour la filière fruits et légumes, ainsi que la publication de décrets sur la dénomination des viandes ou les métiers en tension. Cependant, selon Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, certaines de ces annonces sont floues, surtout concernant la simplification.
« Il y a beaucoup de choses qui ont été mises sur la table, beaucoup d’annonces qui ont été faites. Maintenant, le sujet pour nous c’est de les rendre concrètes pour qu’elles puissent être visibles dans les exploitations. »
Arnaud Rousseau, Président de la FNSEA
Actions sur le terrain : les agriculteurs ne comptent pas se taire
Arnaud Rousseau a prévenu lors de son intervention sur BFM TV qu’il y aura encore des actions sur le terrain après le salon, notamment dans les 15 jours à venir. Il a souligné que « rien n’est fini » et que de nouveaux blocages pourraient se matérialiser sur les routes.
Un Pacte vert européen source de confusion
Le président de la FNSEA dénonce également une certaine « cacophonie » autour du Pacte vert européen. Malgré les promesses du premier ministre Gabriel Attal d’un « contrôle unique administratif annuel », des corps de contrôle affirment que c’est impossible, créant un décalage entre les discours du gouvernement et ceux des représentants de l’administration.
Le ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau, invite quant à lui à « se mettre autour de la table » pour avancer. Le président Emmanuel Macron devrait rencontrer les organisations syndicales et les filières agricoles et viticoles autour du 15 mars pour discuter des attentes communes.
La Coordination rurale, quant à elle, maintient la pression avec des rassemblements surprises, comme celui du 1ᵉʳ mars au pied de l’Arc de Triomphe. Le mouvement agricole n’a pas dit son dernier mot.
