Airbags Takata défectueux : l’UFC-Que choisir attaque en justice BMW, Mercedes, Toyota et Volkswagen
Image d'illustration. Airbag voitureADN
L'association de défense des consommateurs UFC-Que choisir engage des poursuites judiciaires contre les constructeurs automobiles BMW, Mercedes, Toyota et Volkswagen, pointés du doigt dans l’affaire des airbags défectueux produits par l’équipementier Takata.
Tl;dr
- L’UFC-Que choisir attaque BMW, Mercedes, Volkswagen pour les airbags Takata.
- Des rappels jugés insuffisants exposent les automobilistes à un danger mortel.
- Un nouveau décès relance l’alerte sur ces équipements défectueux.
Un nouveau drame relance la controverse autour des airbags Takata
Un récent décès survenu en Guadeloupe fin mars vient tristement rappeler l’ampleur du scandale des airbags Takata. Depuis une dizaine d’années, ces équipements de sécurité sont au cœur d’une vaste crise, dont les conséquences n’en finissent pas de s’étendre.
En effet, le dernier bilan du ministère des Transports fait état de 29 accidents liés à ce défaut majeur, ayant provoqué douze décès — dont onze outre-mer et un en métropole.
L’UFC-Que choisir porte plainte contre les grands constructeurs allemands
Face à cette situation préoccupante, l’association de défense des consommateurs UFC-Que choisir a décidé de passer à l’action. Ce lundi 19 mai 2025, elle annonce vouloir déposer plainte dans la journée contre trois géants du secteur : BMW, Mercedes et Volkswagen. Déjà en janvier dernier, c’était le groupe Stellantis (et sa filiale Citroën) qui faisait l’objet d’une première procédure engagée par l’association.
Le motif ? Des rappels jugés « imprécis, tardifs et insuffisants », selon un communiqué. L’association accuse ces constructeurs de « pratiques commerciales trompeuses, tromperie aggravée et mise en danger délibérée de la vie d’autrui ». Un dossier lourd pour des marques qui jouissent d’une forte notoriété.
Des milliers de véhicules concernés et un risque mortel persistant
Au cœur du problème : le vieillissement anormal d’un gaz contenu dans les airbags produits par Takata. Avec le temps, ce composant peut entraîner une explosion intempestive lors du déclenchement de l’airbag. Les conséquences sont dramatiques : projection de pièces métalliques vers les passagers avant, blessant grièvement — parfois mortellement — conducteurs et occupants.
Depuis 2014, cette défaillance technique oblige à immobiliser ou rappeler plusieurs centaines de milliers de véhicules dans l’Hexagone. Pourtant, selon l’UFC-Que choisir, les réponses apportées par certains constructeurs manquent cruellement d’efficacité.
Pour résumer la situation :
- Dangers graves : risques accrus pour la sécurité des automobilistes.
- Mauvaise gestion : rappels jugés trop lents ou mal ciblés.
- Nouvelles plaintes : multiplication des actions en justice contre les groupes automobiles concernés.
L’action en justice s’intensifie face aux dangers persistants
Difficile donc d’ignorer la montée des inquiétudes autour des airbags Takata. L’UFC-Que choisir intensifie sa pression judiciaire pour pousser l’industrie automobile à assumer ses responsabilités. La question reste entière : comment garantir enfin une sécurité optimale pour tous les usagers alors que le scandale continue de faire des victimes ?
