Le texte suggère que les patients pourraient être amenés à faire jusqu'à 30 km de plus en raison de la mutualisation des transports sanitaires. Cependant, le ministère apporte certaines nuances. Cela va-t-il affecter l'efficacité des soins ?
- Décret envisageant le partage des transports sanitaires.
- Limite de 30 km de détours pour les patients.
- Le médecin décide du partage en fonction de l’état du patient.
Le partage des transports sanitaires : un projet qui suscite des interrogations
En tant que journaliste d’actualité, j’ai eu l’occasion de me pencher sur un décret qui fait actuellement l’objet de discussions en France. Celui-ci envisage la possibilité de faire effectuer jusqu’à 30 kilomètres de détour aux patients lors de leur transport sanitaire, que ce soit en ambulance ou en taxi. La raison ? Le partage des véhicules de transport sanitaire.
Les modalités de ce partage
Le projet de décret stipule qu’un patient pourrait avoir à « partager avec d’autres malades l’ambulance ou le taxi », selon les informations révélées par franceinfo. Cependant, les détours effectués ne pourraient excéder dix kilomètres par passager, dans une limite globale de trente kilomètres.
Les exceptions à la règle
Il est important de noter que le Samu et les urgences ne sont pas concernés par ce décret, comme l’a précisé le ministère de la Santé. De plus, une autre exception majeure a été soulignée : le partage du transport sanitaire dépendra de l’état du patient, une décision qui reviendra au médecin. Autrement dit, le partage du transport sanitaire ne sera pas systématique.
Les points de crispation
Néanmoins, le projet suscite des interrogations, notamment en ce qui concerne le délai d’attente pour le départ de l’ambulance, les gestes barrières et le coût de cette mesure pour les patients. En effet, en cas de refus de partager le transport, le patient devra avancer les frais dès 2024 et sera soumis à une pénalité à partir de 2025. Le montant de cette pénalité n’est pas encore fixé.
Cependant, le ministère insiste sur le fait que le décret est encore à l’état de projet et que de nombreuses précisions restent à être apportées. Reste à voir comment ce projet évoluera dans les prochains mois.