Face à la canicule, la climatisation attire davantage de ménages. Mais l’aide MaPrimeRénov’ ne s’applique que dans des cas précis, et pas pour une pose seule.
En bref
- Une clim seule ne suffit pas
- Le coût grimpe vite, pose comprise
- L’aide dépend du DPE et des revenus
Installer une climatisation chez soi peut ouvrir droit à MaPrimeRénov’, mais dans un cadre bien plus étroit que beaucoup l’imaginent. Avec la nouvelle canicule annoncée, la question revient, d’autant que la facture atteint vite plusieurs milliers d’euros.
D’après Sylvain Le Fahler, cofondateur de Hello Watt, il faut compter en moyenne entre 6.000 et 10.000 euros avec la pose pour ce type d’équipement. Il précise qu’à ce tarif, un professionnel peut installer trois à quatre blocs intérieurs reliés à une unité extérieure.
Une clim oui, mais pas comme travail isolé
Le point décisif est là. Une clim installée seule ne permet pas, à elle seule, de toucher MaPrimeRénov’. Pour entrer dans les clous, l’installation doit faire partie d’un ensemble de travaux censés améliorer la performance énergétique du logement.
Autrement dit, il faut ajouter d’autres interventions, par exemple de l’isolation thermique. C’est cette logique de rénovation globale qui compte, pas le simple confort d’été, même si la demande explose avec les fortes chaleurs.
Le vrai équipement visé par le dispositif
Ce que certains ménages regardent de près, c’est la pompe à chaleur air-air, autrement dit la climatisation réversible. Capital rappelle qu’elle peut être financée dans certains cas. Mais la règle citée est précise, seuls les PAC air-eau remplaçant un système de chauffage au fioul ou au gaz sont concernées.
Résultat, il faut bien distinguer les équipements. Une climatisation réversible peut entrer dans un projet aidé, mais elle ne donne pas automatiquement accès à l’aide, et encore moins si elle est posée seule.
Un investissement lourd, avec une aide très variable
Le montant accordé change selon trois critères, le projet retenu, les revenus du foyer et l’effet des travaux sur le DPE. Là aussi, l’écart peut être important d’un ménage à l’autre.
Clément Veyrier, chef de marque PAC air-air et ventilation chez Atlantic, donne un exemple très concret. « Un gain de deux classes sur le DPE déclenche un plafond du coût des travaux de 30.000 euros hors taxes », explique-t-il.
Pour les foyers les plus modestes, la prise en charge peut monter jusqu’à 80 %. Pour les plus aisés, elle descend à 10 %. Bref, avant de signer un devis, mieux vaut vérifier si le projet améliore vraiment le logement sur le plan énergétique. C’est ce point, plus que la canicule elle-même, qui tranche.