Carburants, aides prolongées : ce que promet encore le gouvernement

Station-service et totem de prix en euros
Image d'illustration. Les aides visent les secteurs exposés. — ADN

Le gouvernement veut maintenir l’aide carburant pour les secteurs les plus exposés. Reste à savoir jusqu’à quand, alors que le Moyen-Orient ravive les craintes.

En bref

  • L’aide carburant doit être prolongée
  • Les guichets restent ouverts aux entreprises
  • Le contexte au Moyen-Orient pèse toujours

L’aide carburant devait s’arrêter ce lundi 31 août. Elle sera finalement prolongée, a confirmé Maud Bregeon, ministre déléguée à l’Énergie et porte-parole du gouvernement. Le point important, pour vous si vous suivez ce sujet de près, c’est que les entreprises les plus fragiles pourront encore déposer des demandes dans les prochaines semaines.

Une prolongation annoncée, mais sans calendrier précis

Interrogée sur BFMTV/RMC, Maud Bregeon a indiqué que l’exécutif voulait maintenir les aides pour les secteurs les plus exposés, avec une attention particulière aux entreprises en difficulté. Elle a aussi assuré, en son nom, « Nous ne lâcherons, nous ne lâchons personne ».

En revanche, le gouvernement n’a pas encore donné le cadre exact de cette prolongation. Sa durée comme son ampleur doivent encore être précisées dans les prochains jours. La ministre a expliqué que des échanges restaient en cours avec les filières concernées. Résultat ? Les guichets ne ferment pas, mais les règles de la suite ne sont pas encore totalement détaillées.

Des prix sous pression avec le regain de tension au Moyen-Orient

Cette annonce arrive alors que les tensions se poursuivent autour du détroit d’Ormuz. De nouvelles frappes américaines contre l’Iran ont été suivies d’une riposte iranienne ce lundi 31 août. Dans ce contexte, la hausse des prix du carburant reste une préoccupation directe pour les ménages comme pour les entreprises.

Du côté des professionnels, Francis Pousse, président de la branche stations-service du réseau Mobilians, a jugé que ce regain de tension au Moyen-Orient n’était pas une bonne nouvelle alors que les carburants sont déjà trop chers. Il a toutefois relevé que, pour l’instant, la progression du prix du baril restait mesurée.

Il a aussi mis en avant un autre facteur, la spéculation. Selon lui, l’évolution dans la journée dépendra largement de l’attitude des investisseurs, qui peuvent pousser les cours vers le haut ou vers le bas.

Stations-service, volumes en baisse et plafonds chez TotalEnergies

Sur le terrain, Francis Pousse affirme que depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, les stations-service de son réseau qui ne sont pas sous enseigne TotalEnergies enregistrent, d’après des sondages menés auprès des adhérents, des baisses de volume allant de 20 % à 40 %.

La moitié des stations affiliées à Mobilians sont, elles, sous pavillon TotalEnergies. Dans ce réseau, les tarifs restent plafonnés à 1,99 euro le litre d’essence et 2,25 euros pour le diesel. Samedi, le PDG Patrick Pouyanné a précisé que ce mécanisme resterait en place tant que le conflit durerait au Moyen-Orient. Il a aussi prévenu qu’une taxe sur les superprofits des groupes énergétiques, réclamée par certains pays européens, pourrait remettre en cause ce dispositif.

Benjamin

Spécialiste Économie

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