Changement climatique : une facture de milliers de milliards chaque année
Chaque année, les économies du monde entier subissent des pertes énormes à cause du changement climatique. Cependant, ce sont les pays les moins développés qui supportent la majeure partie de ce lourd fardeau.
Tl;dr
- Le changement climatique cause des pertes économiques majeures, surtout dans les pays pauvres.
- L’Asie du Sud-Est et l’Afrique australe sont particulièrement touchées.
- Certains pays développés voient leur PIB augmenter, mais cela pourrait changer.
- La planète se dirige vers un réchauffement de 2,5°C à 2,9°C d’ici à 2100.
Le fardeau du changement climatique pèse sur les économies des pays pauvres
Le changement climatique est un fléau économique, et ce sont les pays les moins développés qui en subissent les conséquences les plus graves. Ainsi, selon une récente étude de l’université américaine du Delaware, ces pays ressentent le plus l’impact économique du changement climatique. Le monde s’appauvrit à cause de ce phénomène, et les pays pauvres portent une part disproportionnée du fardeau.
Des pertes de PIB alarmantes dans les régions vulnérables
En particulier, l’Asie du Sud-Est et l’Afrique australe sont signalées comme étant particulièrement touchées. Ces régions subissent des pertes de PIB de respectivement 14,1 % et 11,2 %. Les chiffres reflètent les impacts directs du changement climatique sur l’agriculture, l’énergie ou encore la productivité des pays, mais aussi les retombées internationales et les pertes en matière d’investissements potentiels.
Une inégalité dans la répartition des impacts
Au contraire, certains pays développés, notamment en Europe du Nord, ont vu leur PIB augmenter. Cependant, l’étude met en garde contre un possible renversement de cette tendance. D’après le rapport, le changement climatique a entraîné en 2022 une perte de 6,3 % du PIB mondial pondéré en fonction de la population. La différence entre ce pourcentage et le pourcentage non pondéré de la richesse mondiale perdue, soit 1,8 %, souligne « la répartition inégale des impacts, qui se concentrent dans les pays à faible revenu et les régions tropicales ».
Une trajectoire de réchauffement inquiétante
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu’il est nécessaire de limiter la hausse moyenne de la température sur Terre à 1,5°C pour éviter des effets catastrophiques sur la santé et prévenir des millions de décès. Pourtant, notre planète se dirige actuellement vers un réchauffement de 2,5°C à 2,9°C d’ici à 2100. Si nous continuons sur cette voie, l’humanité sera confrontée à des risques toujours plus variés et importants, affectant en premier lieu les plus vulnérables et défavorisés.
