La Haute autorité de santé a mis à jour sa liste de patients prioritaires pour l'immunisation.
Alors qu’on apprend que le vaccin AstraZeneca pourra être administré en France à toute personne âgée de 65 à 75 ans présentant au moins une comorbidité, la Haute autorité de santé (HAS) a élargi sa liste de patients prioritaires pour l’immunisation. Ainsi, et sans considération de l’âge désormais, les personnes atteintes de trisomie 21, celles qui ont eu une greffe d’organe et les insuffisants rénaux dialysés doivent être prioritaires pour la vaccination.
De nouvelles maladies ajoutées
Et de nouvelles pathologies ont été ajoutées : les troubles psychiatriques, la démence, les maladies du foie chroniques (notamment la cirrhose), et les antécédents d’AVC. Dans son avis rendu ce jour, la HAS précise que « L’âge est le facteur prépondérant dans la survenue de formes sévères et de décès liés à la Covid-19 ». Cependant, « si l’âge joue un rôle majeur, la présence de certaines comorbidités est également un facteur de risque de formes graves et de décès ». Concernant l’âge, la HAS s’appuie sur deux études françaises, estimant que les 50-64 ans présentent « 3 fois plus de risque de décéder » du coronavirus que les 18-49 ans. Un risque qui est multiplié par 7 pour les 65-74 ans, par 10 pour les 75-80 ans et par 16 après 80 ans.
Priorité aux « personnes jugées vulnérables »
Enfin, la HAS recommande de donner la priorité aux « personnes jugées particulièrement vulnérables par leur médecin et présentant des affections préexistantes rares et graves ou des handicaps graves les prédisposant à un risque particulièrement accru de décéder » du Covid. A ce titre, il convient de citer les déficits immunitaires sévères, hémopathies malignes, ou encore les maladies rares.