De nouvelles données sur les dangers de la consommation d’alcool

Image d'illustration. De nombreuses bouteilles d'alcool. ADN
Comment l'alcool est-il réellement nuisible pour notre santé? Une étude récente met en lumière des informations inédites et surprenantes.
Tl;dr
- L’OMS confirme qu’aucun niveau de consommation d’alcool n’est sûr pour la santé.
- Une nouvelle étude lie la consommation de huit boissons alcoolisées par semaine à des dommages cérébraux.
- La consommation excessive d’alcool est associée à des problèmes de mémoire et de pensée.
Consommation d’alcool et santé : un lien indéniable
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, « Il n’existe pas de niveau sûr de consommation d’alcool pour la santé ». En effet, selon une récente étude menée par Alberto Fernando Oliveira Justo, PhD, de la Faculté de médecine de l’Université de Sao Paulo au Brésil, toute consommation d’alcool, même modérée, pourrait avoir des effets néfastes sur notre santé.
Consommation d’alcool et risques pour le cerveau
Cette étude, publiée dans la revue médicale de l’Académie américaine de neurologie, Neurology, révèle que la consommation de huit verres ou plus d’alcool par semaine pourrait augmenter considérablement le risque de dommages cérébraux. « La consommation excessive d’alcool est une préoccupation majeure pour la santé mondiale, liée à une augmentation des problèmes de santé et des décès », a déclaré M. Justo.
Une étude approfondie sur l’impact de l’alcool sur le cerveau
Pour comprendre les effets de l’alcool sur le cerveau, les chercheurs ont étudié 1 781 personnes, dont l’âge moyen au décès était de 75 ans. Tous ont subi des autopsies cérébrales.
Les chercheurs ont recherché des signes de lésions cérébrales, comme des enchevêtrements de tau et de l’artériolosclérose hyaline. Ils ont également mesuré le poids du cerveau et la taille de chaque participant, et ont recueilli des informations sur leur consommation d’alcool auprès des membres de leur famille.
Des résultats inquiétants
Les résultats de l’étude ont révélé que les grands consommateurs d’alcool avaient 133% de chances en plus d’avoir des lésions cérébrales vasculaires par rapport à ceux qui n’avaient jamais bu. En outre, les anciens grands buveurs avaient une proportion plus faible de masse cérébrale par rapport à la masse corporelle et des capacités cognitives plus faibles. Ils ont également constaté que les grands buveurs mouraient en moyenne 13 ans plus tôt que ceux qui n’avaient jamais bu.
En conclusion, cette étude démontre que la consommation excessive d’alcool est directement liée à des signes de lésions cérébrales, pouvant affecter à long terme la santé du cerveau et impacter les capacités de mémoire et de pensée.
