Depuis août 2026, le démarchage sans consentement est interdit. Mais plusieurs numéros restent autorisés pour des appels dits d’intérêt général.
En bref
- Le démarchage sans accord est interdit depuis août 2026
- Des numéros d’intérêt général restent autorisés
- Impossible de bloquer ces appels en une fois
Le démarchage commercial sans consentement est interdit depuis août 2026. Mais si un numéro inconnu s’affiche encore sur votre téléphone, ce n’est pas forcément une entorse à la règle. Certains appels restent autorisés, parce qu’ils relèvent de ce que les textes classent comme de l’intérêt général.
Ce qui change vraiment depuis août 2026
L’interdiction est désormais entérinée. L’objectif affiché par le gouvernement est simple, faire baisser les appels non sollicités grâce à un cadre légal plus ferme. Sur le papier, l’État dispose donc d’un nouvel outil pour freiner les appels intempestifs.
Mais l’interdiction ne vaut pas pour tout. Les appels qui ne sont pas considérés comme du démarchage peuvent toujours passer. C’est là que se glisse une partie des numéros que vous continuez à voir apparaître.
Les préfixes qui peuvent encore s’afficher
Ce sont les débuts de numéro qui permettent de les identifier. Le Journal Officiel du 22 mai 2026 a réservé plusieurs préfixes aux appels et messages d’intérêt général, avec une authentification par les opérateurs.
- 01 51 0…
- 03 41 0…
- 05 41 0…
- 02 81 0…
- 04 41 0…
- 09 41 0…
En théorie, n’importe qui ne peut donc pas les utiliser. Ces plages sont encadrées et vérifiées par les opérateurs.
Qui se cache derrière ces appels
La catégorie est large. On y trouve des organismes statistiques, des instituts de sondage, des services publics de cybersécurité et aussi des professionnels du recouvrement.
La liste officielle publiée au Journal Officiel du 5 septembre 2026 recense 72 entreprises. Parmi les noms les plus connus figurent Ipsos France, Ipsos Observer, Mediametrie, Ifop, Harris Interactive, CSA, Odoxa, Opinion-Way, Elabe, Cluster 17, Viavoice, Dynata, Norstat, Kantar TNS-MB ou encore Oxford Economics France. D’autres structures, moins identifiées du grand public, apparaissent aussi dans cette liste très fournie.
Ce que vous pouvez faire si ces appels continuent
C’est le point le plus concret pour vous. Le dispositif ne prévoit aucun moyen de refuser en bloc l’ensemble de ces appels autorisés.
Du coup, si vous ne voulez plus être contacté, il faudra bloquer les numéros directement depuis votre téléphone, au cas par cas. Et c’est sans doute la limite la plus visible du système, même après l’interdiction du démarchage sans consentement.