Deuxième gendarme mort en Nouvelle-Calédonie suite à un tir accidentel

Un deuxième militaire a perdu la vie ce jeudi 16 mai 2024 lors des émeutes en Nouvelle-Calédonie, seulement un jour après la mort d'un jeune gendarme de 22 ans, d'après les informations fournies par Gérald Darmanin. Quelles mesures seront prises pour assurer leur sécurité ?

  • Un second gendarme est mort en Nouvelle-Calédonie.
  • La mort serait due à un tir accidentel lors d’une mission de sécurisation.
  • Des émeutes violentes secouent l’archipel en raison d’une réforme constitutionnelle.

Deuxième tragédie en Nouvelle-Calédonie

Le triste sort frappe une seconde fois les forces de l’ordre en Nouvelle-Calédonie. Après la perte tragique d’un gendarme de 22 ans, l’annonce ce jeudi 16 mai 2024 du décès d’un autre militaire suscite une vive émotion. Selon le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, « un tir accidentel » serait à l’origine de ce drame.

Un tir accidentel en mission

Un accident en mission, c’est l’explication avancée. « Le décès serait consécutif aux blessures générées par un tir accidentel, alors que les gendarmes s’engageaient pour assurer une mission de sécurisation. » précise une source proche du dossier à l’AFP. Ce tir n’émanerait pas d’un ennemi, souligne-t-elle.

Des émeutes meurtrières

La situation est tendue en Nouvelle-Calédonie, secouée par des émeutes violentes depuis plusieurs jours. En cause, une réforme constitutionnelle visant à élargir le corps électoral qui a engendré pillages et affrontements parfois très violents. Près de 3 000 gendarmes et policiers sont mobilisés sur l’archipel français du Pacifique pour tenter de rétablir l’ordre.

Un bilan lourd

Le bilan de ces émeutes est lourd : trois émeutiers et deux gendarmes tués ainsi que des centaines de blessés, dont une centaine parmi les forces de l’ordre. Plus tôt dans la matinée, le ministre de l’Intérieur avait insisté sur l’importance de « rétablir l’ordre public », annonçant plus de 206 interpellations depuis le début des émeutes. Malgré ce sombre tableau, Gérald Darmanin reste déterminé : « Le calme va être rétabli », a-t-il promis.