Disparition des distributeurs de billets en France : Quand les communes prennent le relais

En 2023, la France a vu plus de 2000 distributeurs de billets être fermés par les banques, poussant certaines communes à prendre des mesures, y compris financières. Quelles solutions pourraient-elles envisager pour pallier ce problème ?

  • En 2023, 2000 distributeurs de billets ont été fermés en France.
  • Certaines communes financent l’installation de nouveaux DAB.
  • Le service des DAB est souvent limité et coûteux.

La disparition progressive des distributeurs automatiques de billets

Selon un rapport du Comité national des moyens de paiements (CNMP) de la Banque de France, environ 2 000 distributeurs automatiques de billets (DAB) ont disparu du paysage français en 2023, représentant une baisse de 4,6% du parc total. Cette réduction est principalement observée dans les communes de plus de 2000 habitants, qui représentent près de 98% de la baisse totale. Depuis 2018, ce sont plus de 8 500 DAB qui ont disparu, victimes de l’ascension des banques en ligne et du paiement sans contact.

Des communes qui s’organisent

Face à cette situation, certaines municipalités se mobilisent pour pallier l’absence de banques. Elles financent l’installation de nouveaux DAB, un investissement conséquent. Par exemple, la commune de Carpiquet, en Normandie, a fait le choix de payer un loyer dégressif à Loomis, l’un des trois opérateurs sur ce marché, pour l’installation d’un DAB dans un container. C’est un investissement d’environ 50 000 euros, plus un loyer de 1000 euros par mois.

Un choix nécessaire mais coûteux

Le même scénario s’observe dans d’autres communes comme Fréhel en Bretagne ou Feuquières dans l’Oise. Malgré le coût élevé, ces communes soulignent l’importance de cet investissement. « Face à la fermeture de ce type de service, la commune se retrouve à devoir investir pour les maintenir. C’est un choix nécessaire et réclamé par les habitants, en particulier les personnes âgées. », souligne Jean-Pierre Estienne, maire de Feuquières.

Les limites des nouveaux services de distribution d’espèces

Parallèlement à la baisse du nombre de DAB, on observe une croissance des services complémentaires de distribution d’espèces chez les commerçants. Cependant, ces services présentent des limites : ils sont réservés aux clients du réseau auquel ils appartiennent et ne sont accessibles qu’aux horaires d’ouverture du commerçant. De plus, la baisse du nombre de DAB devrait encore s’amplifier avec le déploiement de Cash Services, un programme de mutualisation des automates par Société Générale, BNP Paribas et Crédit Mutuel Alliance fédérale.