Selon Yves Dupas, procureur de la République de Nouméa, le militaire a réagi à une attaque en utilisant son arme de service. Quels seront les développements de cette affaire ?
- Un membre d’une tribu kanak a été tué par un gendarme en Nouvelle-Calédonie.
- Les violences sur l’île ont causé 10 morts depuis mi-mai.
- Un projet de réforme électorale est à l’origine des contestations.
Un tragique échange de tirs en Nouvelle-Calédonie
L’archipel de la Nouvelle-Calédonie est en émoi suite à un triste événement. Mercredi dernier, un membre d’une tribu kanak a été abattu par un gendarme du GIGN lors d’un échange de tirs à l’est de Nouméa.
Une riposte mortelle
En réponse à une attaque, le gendarme a fait « usage de son arme de service », selon Yves Dupas, le procureur de la République de Nouméa. L’homme tué, âgé de 38 ans, est Rock Victorin Wamytan, surnommé « Banane ». Il est membre de la famille d’un dirigeant kanak et avait plusieurs antécédents judiciaires. Deux enquêtes sont en cours pour faire toute la lumière sur cette tragique affaire.
« À ce stade de l’enquête, et sous réserve des investigations en cours, l’hypothèse d’une action de légitime défense pourrait être privilégiée au vu des circonstances ayant amené le gendarme à faire usage de son arme de service. », a déclaré Yves Dupas.
Des troubles persistants
Ce décès porte à 10 le nombre de morts depuis le déclenchement d’un mouvement de révolte contre un projet de réforme du corps électoral aux scrutins provinciaux. Ce projet, suspendu par Emmanuel Macron en juin, est accusé de marginaliser le poids de la population autochtone kanak. Les troubles persistants ont causé des dégâts matériels considérables et la sécurité n’est pas encore totalement rétablie dans cette région du globe.
Une tension croissante
La tension est montée d’un cran après un vaste coup de filet mené dans les milieux indépendantistes, avec treize personnes mises en examen. Malgré le déploiement de 3.500 policiers et gendarmes, le couvre-feu est maintenu au moins jusqu’au 15 juillet, témoignant de la situation tendue qui persiste sur l’île.