Emmanuel Macron promet rénovation de 44 000 écoles face au réchauffement climatique
Le président de la République continue son travail sur l'éducation. Ce mardi 5 septembre 2023, Emmanuel Macron a souligné l'importance de la modernisation énergétique des établissements scolaires, notamment des écoles, collèges et lycées.
Une nouvelle phase du projet de réforme de l’éducation est en cours. Le mardi 5 septembre 2023, Emmanuel Macron a souligné l’importance de la rénovation énergétique des écoles, collèges et lycées.
Des milliers d’équipements sportifs et un vaste plan de rénovation pour les bâtiments scolaires, connus pour leur inefficacité énergétique : telles ont été les annonces d’Emmanuel Macron ce mardi en matière d’éducation, un thème qu’il semble avoir désormais fait sien.
Alors que la rentrée scolaire n’en est qu’à son deuxième jour, le président de la République a déjà beaucoup de tâches à accomplir. Après avoir abordé le calendrier des vacances, le programme d’histoire et le code vestimentaire, il a ouvert le volet de la rénovation énergétique des écoles, collèges et lycées.
44 000 écoles à rénover
Le président a de grandes ambitions : « Notre objectif est de pouvoir rénover 40 000 à 44 000 écoles dans les dix prochaines années », a-t-il déclaré lors d’une visite au collège Daniel Argote à Orthez (Pyrénées-Atlantiques). Les enjeux sont déjà manifestes, alors que 12 millions d’élèves viennent de retourner à l’école en pleine vague de chaleur.
Pour atteindre cet objectif et « généraliser » cette rénovation énergétique, « nous allons prendre une série d’initiatives », a ajouté Emmanuel Macron. Le « fonds vert » créé l’année dernière sera ainsi sollicité à hauteur de 500 millions d’euros en 2024. La Caisse des Dépôts s’engage également, avec une promesse de prêts de 2 milliards d’euros d’ici 2027 via la Banque des Territoires.
Ces efforts doivent être mis en perspective avec les 40 milliards d’euros nécessaires pour rénover les quelque 49 000 écoles de France et réduire leur consommation d’énergie de 40%, selon le plan présenté par le gouvernement en mai.
« Il est bon de continuer à insister sur cette question », mais « ce n’est pas suffisant, il faut aller plus loin », a réagi Guillaume Perrin, coordinateur du programme ACTEE, qui regroupe les collectivités locales en charge des bâtiments scolaires.
Des mécontentements
Certains mécontents n’ont pas pu assister à la visite présidentielle : une soixantaine de syndicalistes et de militants de gauche ont manifesté pour « la défense de l’école publique », qu’ils estiment menacée par les décisions de l’exécutif.
« On nous parle de sport, de SNU (Service national universel), de laïcité, mais ça ne parle de rien ! Nous, on veut parler de salaires, de moyens et d’égalité. »Dimitri DesurmonCGT Educ’action
En attendant, le président de la République a poursuivi la présentation de son programme, accompagné du ministre de l’Éducation nationale, Gabriel Attal, et du maire de Pau, François Bayrou.
