En 2026, les automobilistes pénalisés par la réduction du barème des frais de carburant

Vue large de pompes à essence dans une station service urbaine
Image d'illustration. Vue large de pompes à essence dans une station service urbaine — ADN

En 2026, les conducteurs français devront composer avec une diminution du barème des frais de carburant. Cette révision impactera le calcul de leurs indemnités kilométriques et pourrait alourdir leur facture fiscale lors de la prochaine déclaration d’impôts.

Tl;dr

  • Le barème 2025 des frais de carburant baisse.
  • Cette baisse impacte voitures essence, diesel, GPL et deux-roues.
  • Les frais réels restent une option alternative à la déduction forfaitaire.

Une baisse inattendue du barème carburant en 2025

La nouvelle est tombée alors que le prix à la pompe ne cesse de grimper : le barème 2025 des frais de carburant, utilisé pour les déclarations fiscales en 2026, sera revu à la baisse par l’administration fiscale.

Un coup dur pour nombre d’automobilistes français, notamment ceux qui optent pour le régime des frais réels lors de leur déclaration de revenus. Cette décision intervient dans un contexte où le coût des carburants pèse déjà lourdement sur le budget des ménages.

Qui est concerné par ce nouveau barème ?

Ce mécanisme concerne principalement les contribuables qui choisissent de déclarer leurs frais professionnels réels, et non ceux qui se contentent de la déduction forfaitaire automatique de 10 %. Sont donc concernés :

  • Les salariés utilisant leur véhicule personnel à titre professionnel ;
  • Les titulaires de revenus non commerciaux ou agricoles au régime simplifié ;
  • Les entreprises individuelles Bic avec comptabilité super-simplifiée.

À noter : seuls les véhicules à usage mixte sont éligibles. Les utilitaires restent exclus.

Détails techniques et justification nécessaire

Chaque année, l’administration fiscale ajuste ce fameux barème Bic des frais de carburant. En 2026, il passe pour les véhicules de tourisme de 3 à 4 CV à :

  • 0,089 €/km pour le gazole (contre 0,094 €/km auparavant) ;
  • 0,113 €/km pour le super sans-plomb (contre 0,119 €/km) ;
  • 0,072 €/km pour le GPL (contre 0,074 €/km).

La baisse concerne toutes les catégories. Mais ceux roulant au diesel seront particulièrement touchés. Par ailleurs, il faut rappeler que ce barème ne s’applique qu’aux frais liés au carburant : entretien, assurance ou usure du véhicule doivent être calculés séparément et prouvés avec justificatifs.

Un détail crucial : il est obligatoire de pouvoir justifier chaque kilomètre parcouru à titre professionnel en cas de contrôle fiscal. Toutefois, ces documents ne sont pas à fournir spontanément mais doivent être conservés trois ans.

L’alternative du forfait et la simulation possible en ligne

Si la gestion des justificatifs vous rebute ou si vos dépenses professionnelles sont limitées, la déduction forfaitaire automatique de 10 %, appliquée chaque année sur vos salaires sans formalités supplémentaires, reste accessible à tous. À chacun alors d’estimer l’option la plus avantageuse : un simulateur interactif sur le site officiel des impôts permet d’évaluer ses frais kilométriques et d’orienter son choix.

Au final, dans ce contexte économique tendu, les automobilistes devront redoubler d’attention au moment d’arbitrer entre simplicité administrative et maximisation des déductions réelles.

Benjamin

Spécialiste Économie

Tous ses articles →
Une erreur dans cet article ?

Nous apportons le plus grand soin à chaque article et nous appuyons sur des sources fiables. Personne n'est à l'abri d'une erreur : si vous en repérez une, signalez-la, nous la corrigerons au plus vite.

Sujets
Carburant Impôts et taxes

Lisez Directs.fr en priorité sur Google

Ajoutez-nous à vos sources préférées : nos articles remonteront plus haut dans votre actualité.

Ajouter à mes sources