En France, plus d’une voiture sur quatre immatriculées est désormais électrique

Image d'illustration. Véhicule électrique élégant sur route panoramiqueADN
La part des véhicules électriques ne cesse de croître sur le marché français : ces modèles représentent désormais plus de 25 % des nouvelles immatriculations, illustrant un tournant majeur dans les habitudes d’achat des automobilistes.
Tl;dr
- Les voitures électriques atteignent 26 % des ventes en novembre.
- Le « leasing social » dope le marché du véhicule électrique.
- Le marché auto reste en recul depuis la crise sanitaire.
Un marché automobile français sous tension
Depuis la crise sanitaire, le secteur automobile en France ne parvient pas à retrouver sa vigueur d’antan. Selon les derniers chiffres publiés par la Plateforme automobile (PFA), les immatriculations de véhicules particuliers neufs ont totalisé 132 927 unités en novembre, soit un volume stable comparé à la même période l’an passé.
Pourtant, ce niveau demeure encore inférieur de 23 % à celui de novembre 2019, marquant une contraction persistante du marché.
L’essor fulgurant des voitures électriques
Malgré ce contexte tendu, un fait marquant émerge : pour la première fois, plus d’un quart des nouvelles immatriculations concerne des véhicules 100 % électriques. Plus précisément, ces modèles représentent désormais 26 % du marché en novembre.
Ce bond inédit doit beaucoup au succès du dispositif de « leasing social ». Relancé en octobre dernier, ce système permet aux ménages modestes d’accéder à la location avec option d’achat de véhicules électriques grâce à une aide étatique.
Des dispositifs incitatifs qui font bouger les lignes
Les professionnels du secteur s’accordent à dire que ce mécanisme innovant a significativement stimulé les ventes de modèles zéro émission. À cela s’ajoute l’obligation pour les entreprises d’intégrer au moins 20 % de voitures électriques dans leurs flottes – une mesure jugée décisive pour accélérer la transition. Ainsi, deux axes principaux expliquent cette progression rapide :
- L’essor du « leasing social » auprès des particuliers.
- L’obligation imposée aux entreprises pour verdir leur parc automobile.
Pessimisme ambiant malgré l’embellie électrique
Toutefois, cet engouement pour l’électrique n’efface pas totalement le climat d’incertitude qui pèse sur l’ensemble du secteur. D’après une porte-parole de la PFA, l’attentisme prévaut chez bon nombre d’acheteurs potentiels et de sociétés, freiné par des « incertitudes politiques et économiques », notamment autour de l’avenir du projet de loi de finances 2026 au Parlement.
Si l’électrique séduit indéniablement davantage qu’auparavant, le marché automobile français peine encore à sortir durablement de son marasme structurel.
