Face au retour des Russes, la France tranche sur sa participation aux Jeux paralympiques 2026

Image d'illustration. Jeux paralympiquesADN
Après le réintégration des athlètes russes aux Jeux paralympiques de 2026, les autorités françaises ont adopté une mesure marquante, illustrant la position de la France face à ce choix controversé dans le monde du sport international.
Tl;dr
- Absence de représentants français aux cérémonies paralympiques.
- Protestation contre la présence russe et bélarusse.
- Plusieurs nations européennes rejoignent le boycott.
Une décision française assumée face à la polémique
Il ne fallait pas s’y attendre : la France ne comptera aucun représentant gouvernemental lors de la cérémonie d’ouverture des prochains Jeux paralympiques de Milan/Cortina, prévus du 6 au 15 mars. Cette position, officialisée par la ministre des Sports Marina Ferrari le mercredi 4 mars 2026, s’étendra également à la clôture, prévue à Cortina. À ce stade, aucune inflexion n’est envisagée.
Pourquoi ce choix ? Selon la ministre, il s’agit d’un geste réfléchi, destiné à signifier un profond désaccord avec une décision prise au plus haut niveau du mouvement paralympique.
La question épineuse du retour russe et bélarusse
Au cœur de cette controverse, on retrouve l’autorisation donnée à dix athlètes russes et bélarusses de participer sous leur drapeau et leur hymne. C’est une première depuis que l’Ukraine a été envahie en février 2022 par Moscou, appuyée par Minsk. L’ouverture vers ce retour avait été validée en septembre dernier, lors d’une assemblée générale du Comité international paralympique (IPC), provoquant un malaise persistant dans la communauté sportive internationale.
Pour la France comme pour d’autres capitales européennes, cette décision passe mal. « C’est une décision que nous avons mûrement réfléchie… mais c’est un désaccord que nous exprimons », a souligné Marina Ferrari devant la presse.
Un mouvement de boycott qui s’étend en Europe
À mesure que l’annonce officielle de l’invitation aux délégations russe et bélarusse se confirmait, les réactions se sont multipliées. Plusieurs comités paralympiques nationaux ont rapidement emboîté le pas au boycott initié par l’Ukraine. Parmi eux figurent :
- République tchèque
- Finlande
- Pologne
- Estonie
- Lettonie
Dans le même temps, le commissaire européen à la Jeunesse et aux Sports, Glenn Micallef, a annoncé qu’il ne se rendrait pas à Vérone.
Soutien affirmé aux athlètes français malgré tout
Si les portes resteront closes pour les officiels tricolores lors des cérémonies, il n’en va pas de même pour les sportifs eux-mêmes. La ministre a assuré qu’elle serait « bien évidemment aux côtés des athlètes français sur place dès le lendemain ». Par ailleurs, le Comité paralympique et sportif français (CPSF) confirme sa présence lors des festivités malgré ses propres réserves sur le vote de septembre.
Reste donc un climat tendu et des gestes symboliques forts pour rappeler que l’unité olympique demeure fragile face aux réalités géopolitiques.
