Ces campagnes de prévention, initiées par le ministère de l'Éducation nationale et de la Jeunesse, sont destinées aux parents et aux enfants. Comment pensez-vous qu'elles pourraient être améliorées?
- Deux campagnes de prévention lancées suite à #MetooAnimation.
- Numéros d’écoute fournis pour les enfants, informations pour les parents.
- Formation sur les violences sexistes et sexuelles intégrée au BAFA.
Prévention et sécurité : les priorités du ministère de l’Éducation nationale
En réaction à l’essor du mouvement #MetooAnimation en 2022, qui a vu de nombreux enfants briser le silence sur les agressions subies en camp de vacances, le gouvernement a pris des mesures concrètes. En juillet, le ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse a lancé deux campagnes de sensibilisation. Ces initiatives, déployées en plein cœur de l’été, visent à informer et protéger les enfants, mais aussi à rassurer leurs parents.
Une double campagne pour une double cible
La première campagne, « Parler peut tout changer », est destinée aux enfants. Elle leur rappelle qu’ils peuvent, et doivent, signaler les violences dont ils sont victimes. Pour cela, trois numéros d’écoute sont mis à leur disposition :
- 119 – « Enfance en danger » (disponible 24h/24, 7j/7)
- 3114 – « Prévention suicide » (disponible 24h/24, 7j/7)
- 3018 – « Cyber harcèlement » (disponible de 9h à 23h, 7j/7)
La seconde campagne, « Ici votre enfant est en sécurité », s’adresse quant à elle aux parents.
Contrôles et formation : le dispositif de surveillance renforcé
Le ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse s’appuie sur un solide dispositif de surveillance et de contrôle pour assurer la sécurité des enfants. Chaque année, plus de 1,8 million de contrôles sont effectués sur les animateurs d’accueil collectifs de mineurs. « Par exemple, un animateur embauché par deux structures différentes pour des séjours en juillet et en août sera contrôlé deux fois. », précise le site service-public.fr. Ces contrôles incluent la vérification de l’extrait du casier judiciaire, du fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes et du fichier des cadres interdits.
En outre, lors de l’obtention du Brevet d’animateur (BAFA), les candidats reçoivent une formation spécifique sur les violences sexistes et sexuelles, un volet essentiel pour garantir la protection des enfants.
Un rappel essentiel
Chaque année, 1,2 million d’enfants et de jeunes partent en vacances encadrés par des animateurs. Il est donc crucial de rappeler que la non-dénonciation d’une situation de maltraitance dont on a connaissance peut être punie de trois ans de prison et de 45 000 euros d’amende.