Après un épisode violent de grêle en France, le gouvernement français annonce l’activation des mesures d’urgence pour aider les agriculteurs.
Marc Fesneau, nouveau ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, vient de se rendre dans le sud-ouest de la France (à Saint-Quentin-de-Caplong) afin de rencontrer les viticulteurs d’une exploitation touchée par l’épisode violent de grêle ayant traversé la France. Lors de cette rencontre, le représentant de l’État est venu annoncer l’activation d’une série de mesures pour soulager les exploitations agricoles, comme l’étalement du remboursement des prêts garantis par l’État (PGE), et l’allègement des charges sociales.
Des aides aux agriculteurs arrivent après la grêle
Face à l’épisode de grêle ayant touché le territoire français, Marc Fesneau vient de déclarer : « On va activer très rapidement les dispositifs qu’on connaît, comme l’allègement des charges sociales, la défiscalisation sur la taxe sur le foncier non bâti, ce sont des éléments classiques qu’on connaît; regarder aussi les dispositifs qui peuvent être pris dans le cadre des calamités agricoles ». Le ministre de l’Agriculture explique qu’« il y a une demande qui a été faite, on y travaille d’arrache-pied, pour faire en sorte que les prêts garantis par l’État puissent être prolongés dans la durée car on va avoir dans ses exploitations des pertes de recettes ».
Cette situation météorologique brutale nécessite ainsi des actions rapides sur le court terme. Le ministre précise ainsi : « on a besoin de disposer très rapidement d’un état des lieux pour activer les dispositifs (…) On a un événement très violent sur de très nombreux départements mais dans des zones localisées. On a besoin de regarder les différences entre ceux qui étaient assurés ou ne l’étaient pas, ceux qui étaient couverts pour tels ou tels risques. On va faire au cas par cas ».
Marc Fesneau a d’ailleurs pris un peu de temps pour parler du nouveau dispositif d’assurance-récolte arrivant le 1er janvier 2023 : « C’est le doublement du budget passant de 300 à 600 millions d’euros, qui permettra à plus d’agriculteurs de s’assurer ».
Pour finir, le nouveau ministre de l’Agriculture vient parler prévention, soulignant qu’« il faut qu’on travaille à des systèmes qui permettent d’amoindrir les effets des phénomènes tempétueux (face) au dérèglement climatique qui produit des événements plus réguliers et plus puissants ».