JO 2024 : Jordan Chiles perd sa médaille de bronze pour 4 secondes de retard
La Roumaine Ana Barbosu a finalement été confirmée comme la médaillée de bronze en gymnastique au sol par le Tribunal arbitral du sport, malgré une tentative de contestation tardive de la part d'une gymnaste américaine. Qu'est-ce qui a motivé cette contestation tardive ?
TL;DR
- Le Tribunal arbitral du sport confirme l’attribution de la médaille de bronze à Ana Barbosu.
- Le recours de l’Américaine Jordan Chiles a été jugé hors délais.
- USA Gymnastics envisage d’autres voies d’appel.
Le verdict du Tribunal arbitral du sport
En plein coeur des Jeux Olympiques de Paris 2024, une décision majeure est tombée. Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a statué en faveur de la gymnaste roumaine Ana Barbosu, lui attribuant la médaille de bronze pour l’épreuve du sol. Une décision qui a eu pour effet de priver l’Américaine Jordan Chiles de sa médaille, reçue le 5 août.
Un recours déposé trop tard
La gymnaste américaine, qui avait initialement reçu la médaille de bronze, avait déposé un recours pour réévaluation de sa note. Toutefois, cette demande n’a pas été acceptée par le TAS, pour une raison simple : « le recours du camp américain auprès des juges a été déposé hors délais, quatre secondes au-delà de la minute réglementaire. » Par conséquent, la note de Chiles n’a pas pu être révisée et la médaille a été réattribuée à Barbosu.
Les États-Unis n’abdiquent pas
Malgré ce revers, USA Gymnastics n’a pas l’intention de baisser les bras. Dans une déclaration, la fédération a exprimé sa déception face à la décision du TAS, et a annoncé son intention de poursuivre l’appel. « Nous sommes profondément déçus par cette notification et continuerons d’explorer toutes les voies et processus d’appel possibles, y compris devant le Tribunal fédéral suisse, pour obtenir la bonne note, le bon classement et la médaille pour Jordan », a indiqué USA Gymnastics.
Une affaire loin d’être terminée
Si la décision du TAS est une victoire pour Ana Barbosu, l’affaire est loin d’être résolue. La détermination de USA Gymnastics à faire appel de cette décision laisse présager une bataille juridique qui pourrait bien s’étendre au-delà des Jeux Olympiques de Paris 2024.
