Donald Trump, le séducteur des électeurs de l'Amérique rurale, se dresse face à un parti Démocrate désemparé par le retrait tardif de Joe Biden. Quel impact cette situation aura-t-elle sur les prochaines élections ?
- Joe Biden se retire de la course présidentielle américaine.
- La vice-présidente Kamala Harris est pressentie pour le remplacer.
- Le choix du colistier de Harris sera crucial pour la campagne.
Un coup de théâtre dans la course à la Maison-Blanche
En cette année 2024, la course à la présidence américaine a pris une tournure inattendue. Le 21 juillet, Joe Biden, affaibli et en difficulté dans les sondages, a annoncé son retrait de la campagne.
La mission des Démocrates : convaincre les indécis
Face à un Donald Trump toujours populaire dans l’Amérique profonde, les Démocrates doivent désormais convaincre les électeurs indécis. Pour Yannick Mireur, spécialiste de la politique américaine, « l’élection va se jouer dans les États indécis, les « Swing States »« .
La défection de Biden et la récente tentative d’assassinat contre Trump, bien que historiques, seront probablement oubliées d’ici à quatre mois. Ces événements n’auraient d’ailleurs pas changé le destin de la campagne, selon Mireur.
Kamala Harris, nouvel espoir pour les Démocrates ?
Avec le départ de Biden, c’est la vice-présidente Kamala Harris qui pourrait reprendre le flambeau. Selon Mireur, « elle va devoir imposer son discours économique auprès des classes moyennes et ouvrières ». Harris devra également s’appuyer sur le mandat de Biden, notamment sur des initiatives telles que le plan de 369 milliards de dollars pour soutenir l’industrie verte ou les normes sur le droit à la concurrence.
Le choix du colistier, un enjeu majeur
Outre le défi de convaincre les indécis, Harris devra également faire face à un autre enjeu majeur : le choix de son colistier. Ce dernier jouera un rôle crucial dans la communication de Harris et devra être « quelqu’un de complémentaire », selon Mireur. Pendant ce temps, Trump a déjà nommé James David Vance, promettant de défendre les classes populaires et de se battre pour les « citoyens américains, leurs emplois et leurs salaires ».
Face à un Trump « qui a la baraka », Harris devra prouver qu’elle a l’étoffe d’une grande personnalité publique. Réponse dans 105 jours.