La Constitution intègre l’IVG : vote massif en faveur par l’Assemblée

Le mardi 30 janvier 2024, une liberté garantissant le droit à l'IVG a été approuvée par les députés pour être inscrite dans la Constitution. Le texte sera présenté aux sénateurs pour examen fin février. Quelle sera leur décision ?

  • Les députés ont voté pour l’inscription du droit à l’IVG dans la Constitution.
  • 493 pour, 30 contre et quelques abstentions.
  • Le texte sera examiné par les sénateurs fin février.

Le droit à l’IVG inscrit dans la Constitution : une avancée majeure pour les droits des femmes

Le mardi 30 janvier 2024 a marqué une date historique dans le combat pour les droits des femmes en France. Les députés ont majoritairement adopté l’inscription du droit à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) dans la Constitution. C’est une liberté garantie pour toutes les femmes qui est désormais ancrée dans notre texte fondamental.

Un vote largement approuvé

Le scrutin a été sans appel : 493 voix pour et seulement 30 voix contre. Parmi les voix discordantes, on retrouve 12 députés du Rassemblement National (RN), 15 des Républicains (LR), une de Liot et deux non inscrits. 23 députés de divers bords politiques ont préféré s’abstenir.

Une notion déjà approuvée

Il est à noter que l’Assemblée avait déjà largement approuvé cette notion lors d’un vote précédent. C’est donc un renforcement de cette position qui a été acté ce mardi.

Prochaine étape : le Sénat

Le texte est désormais entre les mains des sénateurs qui l’examineront à partir du 28 février 2024. Les débats s’annoncent tendus, la droite sénatoriale semblant réticente à approuver ce texte. Comme l’a souligné le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti en ouverture des débats : « L’IVG n’est pas une liberté comme les autres, car elle permet aux femmes de décider de leur avenir ».

Une chose est certaine : cette avancée législative marque un pas de plus vers le respect des droits des femmes et leur libre choix sur leur corps et leur avenir.