La France insoumise propose d’abroger la réforme des retraites

Ce mardi 23 juillet, les Insoumis ont présenté à l'Assemblée nationale une proposition de loi visant à abroger le texte controversé mis en application en septembre dernier, soutenue par le RN. Quelle sera l'issue de ce vote ?

  • Les insoumis proposent l’abrogation de la réforme des retraites.
  • La proposition de loi ne sera pas débattue avant plusieurs mois.
  • Le RN soutient cette proposition d’abrogation.

La proposition des Insoumis pour abroger la réforme des retraites

Ce mardi 23 juillet 2024, les insoumis ont franchi une étape cruciale dans leur combat contre la réforme des retraites. Ils ont déposé une proposition de loi à l’Assemblée nationale visant à abroger cette réforme controversée qui a fixé l’âge de départ à la retraite à 64 ans.

La nouvelle a été relayée par Mathilde Panot, la cheffe de file des députés LFI, au cours d’une intervention sur France Inter. L’abrogation du texte, adopté par le 49.3 et entré en vigueur en septembre dernier, était une mesure phare du programme du Nouveau Front populaire pour les législatives.

Un débat reporté

Malgré cette initiative, la proposition de loi ne sera pas débattue avant plusieurs mois, l’Assemblée nationale ayant suspendu ses travaux. Un changement de gouvernement pourrait toutefois accélérer les choses. Si le Nouveau Front populaire accédait au pouvoir, il déposerait un projet de loi dans ce sens, l’abrogation de la réforme des retraites faisant partie de ses mesures prioritaires.

Les enjeux politiques de l’abrogation

« Chacun prendra ses responsabilités pour savoir s’il veut oui ou non faire tomber un gouvernement sur la question de l’abrogation de la retraite à 64 ans », a déclaré Mme Panot. Un gouvernement sans majorité absolue risquerait en effet de se heurter rapidement à une motion de censure à l’Assemblée nationale.

Le soutien du RN à l’abrogation

La proposition des insoumis a d’ores et déjà reçu le soutien du RN. Laurent Jacobelli, député du parti d’extrême droite, a confirmé sur BFMTV que son parti voterait pour l’abrogation. « C’était dans notre programme », a-t-il précisé.