Le mardi 17 octobre, soit trois ans après son assassinat et quatre jours après le tragique attentat d'Arras qui a coûté la vie à Dominique Bernard, les sénateurs ont eu l'occasion d'entendre le témoignage de la sœur de Samuel Paty.
- Mickaëlle Paty, la soeur de Samuel Paty, s’adresse au Sénat.
- Elle dénonce les « failles administratives et politiques » conduisant à l’assassinat de son frère.
- Elle critique l’Education nationale pour avoir négligé la protection de son frère.
- Elle souligne l’importance de l’empathie dans l’enseignement et la laïcité.
Mickaëlle Paty porte la voix de son frère au Sénat
Le mardi 17 octobre 2023, soit trois ans après l’assassinat de Samuel Paty et quelques jours après l’attentat d’Arras, Mickaëlle Paty se présente devant une commission d’enquête du Sénat. La soeur du professeur défunt pointe du doigt « les dysfonctionnements qui ont conduit à l’assassinat » de son frère.
Un discours poignant pour une prise de conscience nécessaire
Mickaëlle Paty ne mâche pas ses mots lorsqu’elle évoque « les failles administratives et politiques » qui ont permis l’assassinat de son frère par un terroriste djihadiste. Elle dénonce notamment le fait que son frère ait été laissé sans protection face aux menaces, une faute qu’elle attribue à l’Éducation nationale et aux services de l’État.
« Une mise en retrait » : le premier geste attendu de l’Éducation nationale
Selon elle, l’institution scolaire aurait dû proposer « d’emblée » une mise en retrait à l’enseignant menacé, sans que ce dernier ait à remplir des formulaires. Une accusation qui, selon le président de la commission des lois du Sénat, François-Noël Buffet, fait écho aux témoignages d’autres enseignants auditionnés par la commission d’enquête.
L’empathie, un outil essentiel pour comprendre la laïcité
Au-delà de son témoignage, Mickaëlle Paty insiste sur l’importance de l’empathie dans l’enseignement. Elle salue d’ailleurs le développement de cette notion par le ministre de l’Éducation nationale, Gabriel Attal. Pour la soeur de Samuel Paty, « sans empathie, il est impossible de comprendre les principes de la laïcité et les valeurs de la République, ni même celle de la liberté d’expression. » Des mots forts pour un discours qui ne manquera pas de marquer les esprits.