Le confinement augmente la violence des infarctus, surtout chez les femmes
Si le confinement a eu des conséquences directes dans nos vies quotidiennes, on commence à en constater certaines plus pernicieuses. Le confinement augmenterait notamment la violence des infarctus, principalement chez les femmes.
Pendant le confinement, les cardiologues ont constaté une chute des admissions à l’hôpital pour des maladies cardiovasculaires. Aujourd’hui, ils constatent que le nombre d’infarctus augmente de manière assez inquiétante. Et ce phénomène semble toucher principalement les femmes.
Les infarctus augmentent chez les femmes
Les cardiologues parlent d’une épidémie invisible ». Pendant le confinement, nombre de Français ont délaissé leur santé si les symptômes restaient relativement légers, de peur d’une contamination au Covid-19 dans un établissement de santé. Cela avait entraîné une baisse des admissions pour AVC, AIT ou infarctus de 50 à 70% en Île-de-France, selon le professeur Pierre Amarenco. Deux mois plus tard, les maladies cardio-vasculaires sont en forte hausse, notamment chez les femmes. Les cardiologues sonnent l’alarme.
L’exemple de Dorothée, 56 ans, est frappant : « Je me disais que les docteurs étaient débordés, qu’il ne fallait pas se présenter pour dire ‘on a mal par-ci, on a mal par-là' », confiait cette mère de 3 enfants à Europe 1. Courses, télétravail, ménage, école à la maison, beaucoup à faire, et l’on s’oublie. À tel point qu’elle a délaissé ses douleurs dans le thorax et n’a pas fait attention au rythme inhabituel de son cœur. Récemment malheureusement, il aura fallu « appeler le Samu puis aller à l’hôpital ».
à cause du confinement
Pour la cardiologue du CHU de Lille Claire Mounier-Vehier et cofondatrice, avec Thierry Drilhon, de Agir pour le cœur des femmes, « ce sont des complications que l’on voyait peut-être trois fois par an, pas trois fois par mois ». Cette augmentation serait due au stress provoqué par le « changement de mode de vie » induit par le confinement. Selon la spécialiste, le stress est « le troisième facteur de risque de l’infarctus du myocarde chez la femme ». 8 fois sur 10, les AVC peuvent être éviter mais il ne faut pas hésiter à appeler son médecin ou consulter.
