Le gouvernement promet des sanctions sévères contre les émeutiers en Nouvelle-Calédonie

Gabriel Attal dirige ce jeudi matin une cellule de crise interministérielle. Par la suite, vers 11h, Emmanuel Macron convoque un nouveau Conseil de défense. Quels seront les sujets principaux abordés lors de ces réunions?

  • L’armée est déployée en Nouvelle-Calédonie suite à trois nuits d’émeutes mortelles.
  • Le gouvernement renforce les sanctions contre les émeutiers et les pillards.
  • Un pont aérien est mis en place pour assurer les besoins essentiels de la population.

Le récit d’une crise

Le paysage politique est en ébullition en Nouvelle-Calédonie. Gabriel Attal, Premier ministre, a annoncé le déploiement de l’armée suite à trois nuits d’émeutes qui ont entraîné la mort de cinq personnes.

Une situation alarmante

La situation est préoccupante. Les émeutes, provoquées par la contestation d’une réforme électorale par les indépendantistes, ont causé de nombreuses agressions, incendies, pillages et émeutes. Le gouvernement a décidé de répondre par une fermeté sans précédent en augmentant les sanctions contre les émeutiers et les pillards.

Le désarroi des habitants

La population locale est en état de choc face à cette violence inouïe. Un jeune homme de la commune de Houaïlou, qui a préféré rester anonyme, exprime son désespoir : « On est obligé de passer par là, de tout péter parce qu’on n’est pas entendus », confie-t-il. Les habitants ont commencé à se protéger en érigeant des barricades de fortune dans leurs quartiers.

Des mesures d’urgence

Pour faire face à cette situation, l’Etat a décrété l’état d’urgence qui a permis d’assigner à résidence dix leaders de la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT), un groupuscule accusé de commettre des meurtres et des pillages. De plus, un « pont aérien » a été mis en place pour assurer l’approvisionnement de la population, en raison des pénuries alimentaires causées par les violences.

Cette crise a éclaté suite à l’adoption d’un texte de loi élargissant le corps électoral, une décision qui a exacerbé les tensions entre indépendantistes et loyalistes. Le président indépendantiste du gouvernement du territoire, Louis Mapou, déplore cette démarche qui, selon lui, « impacte lourdement » sa capacité à diriger la Nouvelle-Calédonie.