Les ventes de Tesla ont chuté de 49% en Europe

Image d'illustration. Une concession Tesla. ADN
Elon Musk face à une crise sans précédent : les ventes de Tesla chutent de moitié en Europe, serions-nous face à un boycott massif ?
Tl;dr
- Les ventes de Tesla ont chuté de 49% en Europe.
- La popularité d’Elon Musk est affectée par son alignement avec Trump.
- Tesla peine à concurrencer les nouveaux modèles électriques.
Le déclin des ventes de Tesla en Europe
Les ventes des voitures électriques haut de gamme de Tesla sont en déclin en Europe, avec une réduction de 49% des immatriculations entre janvier et février dans l’Union européenne.
l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA), la marque ne compte plus que 19 046 véhicules, soit une part de marché de 1,1%.
Des positions politiques controversées
Le ralentissement des ventes de Tesla pourrait être lié à la position d’Elon Musk en faveur de l’ancien président américain Donald Trump. « Beaucoup de gens ne sont pas alignés avec ses positions », a déclaré Matthieu Noël, analyste chez Roland Berger, à l’AFP. Il reste cependant difficile de déterminer si ce facteur a un impact réel et durable sur la marque.
Une gamme vieillissante
Outre les controverses politiques, Tesla fait face à une rude concurrence sur le marché des véhicules électriques, avec l’arrivée de nombreux nouveaux modèles de ses rivaux européens et asiatiques. M. Noël souligne que Tesla, qui a joué un rôle crucial dans la création du marché des voitures électriques, « ne se positionne plus avec les meilleurs produits ».
Les modifications apportées aux modèles phares de la marque, les Model 3 et Model Y, donnent « l’impression qu’on est toujours sur le même véhicule ». Les problèmes de fiabilité et le rappel massif du Cybertruck, un énorme SUV pourtant non vendu en Europe, ont également pu affecter les ventes.
La transition énergétique en question
Malgré le recul de Tesla, les immatriculations de véhicules électriques ont augmenté de 28,4% sur la même période dans l’UE. Cependant, Sigrid de Vries, directrice générale de l’ACEA, souligne que cette progression est insuffisante pour assurer une véritable transition vers une mobilité zéro émission.
Elle appelle à accélérer les investissements dans les infrastructures de recharge, à introduire des incitations fiscales et à réduire les coûts d’électricité pour les propriétaires de voitures électriques.
