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Économie

L’Union européenne lance un plan ambitieux pour dynamiser la production « Made in Europe »

Économie > Union européenne > Industrie
Par Jérôme publié le 8 mars 2026 à 15h00.
drapeau union europeenne

Image d'illustration. Drapeau union europeenneADN

La Commission européenne présente un ensemble d’initiatives visant à renforcer la production industrielle au sein des États membres et à promouvoir les produits fabriqués en Europe, dans un contexte de compétition mondiale et de volonté d’autonomie stratégique accrue.

Tl;dr

  • Bruxelles lance une loi pour renforcer l’industrie européenne.
  • Préférence européenne et secteurs stratégiques privilégiés.
  • Des concessions pour inclure certains partenaires extérieurs.

Une réforme industrielle ambitieuse, née de compromis européens

Alors que la situation géopolitique au Moyen-Orient et le retour de Donald Trump sur la scène américaine ravivent les inquiétudes autour de la souveraineté économique, la Commission européenne tente un virage audacieux. Ce mercredi, à Bruxelles, le vice-président de la Commission, Stéphane Séjourné, a dévoilé sa proposition phare : la loi d’« accélération industrielle ».

Celle-ci entend donner un nouveau souffle à l’industrie européenne, alors que le continent peine à rivaliser face à la concurrence asiatique et notamment chinoise.

L’objectif : un « Made in Europe » renforcé

La stratégie est claire : ramener l’industrie à 20 % du PIB européen d’ici 2035, contre seulement 14 % actuellement. Un objectif qualifié par Séjourné de « C’est plus qu’un simple changement de mode opératoire, c’est un changement de doctrine encore impensable il y a seulement quelques mois ». Pour y parvenir, Bruxelles souhaite instaurer une réelle « préférence européenne », longtemps écartée pour éviter tout soupçon de protectionnisme excessif.

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Concrètement, les entreprises actives dans des filières jugées stratégiques devront désormais intégrer un quota significatif de composants fabriqués en Europe lorsqu’elles solliciteront des financements publics. Selon les mots du responsable européen : « L’argent du contribuable doit d’abord bénéficier à la production européenne et aux emplois en Europe […] nous assumons une préférence européenne lorsque l’argent public est en jeu ».

Secteurs visés et arbitrages délicats

Pour que cette loi trouve preneur auprès des Vingt-Sept, il aura fallu de longues négociations. L’initiative a notamment été recalibrée sous la pression de pays comme l’Allemagne ou plusieurs États nordiques, désireux de limiter le champ d’application du texte. Au final, seuls quelques secteurs clés seront réellement concernés :

  • L’automobile, avec un taux renforcé de composants européens pour les véhicules électriques subventionnés.
  • L’énergie décarbonée (panneaux solaires, batteries ou nucléaire), où l’origine européenne sera privilégiée.
  • Le BTP, qui devra s’approvisionner en ciment et aluminium « Made in EU » lorsqu’il bénéficiera de fonds publics.

Les industries lourdes voient cependant certaines attentes déçues : si l’acier utilisé n’a pas à être européen, il devra néanmoins afficher un faible taux carbone. Quant à la chimie, elle reste temporairement hors champ.

Des ouvertures aux partenaires pour éviter les tensions internationales

Pour désamorcer les risques de représailles commerciales – surtout avec des partenaires majeurs tels que le Royaume-Uni, le Canada ou le Japon –, la Commission a accepté d’inclure sous conditions certains pays non membres dans son dispositif. Une quarantaine pourraient ainsi bénéficier d’un accès partiel au marché européen tout en respectant des critères stricts.

En filigrane se dessine toutefois une volonté claire : limiter l’influence croissante de la Chine, sans jamais la citer frontalement. Enfin, ce projet devra franchir l’étape cruciale du vote des États membres et du Parlement européen avant toute entrée en vigueur effective sur le continent.

Le Récap
  • Tl;dr
  • Une réforme industrielle ambitieuse, née de compromis européens
  • L’objectif : un « Made in Europe » renforcé
  • Secteurs visés et arbitrages délicats
  • Des ouvertures aux partenaires pour éviter les tensions internationales
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