Suite à la grève bien suivie des contrôleurs ce week-end, Sud-Rail incite désormais les aiguilleurs à se joindre au mouvement en arrêtant le travail le week-end à venir. Quelles pourraient être les conséquences de cette action ?
- Les aiguilleurs de la SNCF pourraient se mettre en grève le week-end prochain.
- Leur revendication principale est l’obtention d’une « indemnité de circulation » de 300 euros par mois.
- Le mouvement de grève des contrôleurs ce week-end a empêché 150 000 voyageurs de voyager.
La menace d’une nouvelle grève à la SNCF
Le silence de la SNCF sur les potentielles perturbations du week-end prochain inquiète les voyageurs. A l’initiative du syndicat Sud-Rail, les aiguilleurs pourraient se mettre en grève, mettant à mal le trafic ferroviaire en plein week-end de vacances d’hiver commun aux zones A, B et C.
Des revendications centrées sur les conditions de travail
La revendication principale des aiguilleurs porte sur l’obtention d’une « indemnité de circulation » de 300 euros par mois, reflet de leurs désirs d’amélioration des conditions de travail. La CGT-Cheminots, elle, ne s’est pas encore positionnée sur ces revendications.
Il est à noter que le fonctionnement du rail repose sur trois acteurs indispensables : le contrôleur, le conducteur et l’aiguilleur. En l’absence de l’un d’entre eux, aucun train ne peut circuler.
Une grève des contrôleurs fortement suivie
Le week-end passé a été marqué par une grève des contrôleurs qui a fortement perturbé le trafic. Selon la SNCF, « 150 000 voyageurs, sur le million qui devait se déplacer, n’ont pas pu voyager » durant ces trois jours de grève.
Des propositions pour un service minimum
L’idée d’un service minimum est évoquée par le ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau, afin d’éviter des contraintes aux citoyens en période de conflit social. Des propositions parlementaires visant à durcir la loi de 2007 sur le service minimum dans les transports ont été tentées mais sans succès.
Le premier ministre Gabriel Attal a également encouragé le parlement à s’emparer de ce débat, affirmant que « Les Français savent que la grève est un droit, mais aussi que travailler est un devoir ».