La SNCF lancera le 6 novembre son TGV Inoui nouvelle génération sur Paris-Marseille. Une arrivée attendue, après une longue série de décalages.
En bref
- Premier voyage le 6 novembre sur Paris-Marseille
- Le train arrivait après plusieurs reports
- Plus de places, moins d’énergie consommée
La SNCF a fixé au 6 novembre le voyage inaugural de son TGV Inoui de nouvelle génération. La première circulation se fera sur la liaison Paris–Marseille, un axe symbolique pour un train attendu depuis des mois.
Une date enfin arrêtée pour le premier voyage
L’annonce compte surtout pour une raison simple, ce nouveau train a longtemps été annoncé puis repoussé. Connu jusqu’ici sous le nom de TGV M à la SNCF et de TGV Avelia chez Alstom, il entrera donc d’abord en scène entre Paris et Marseille.
Ce choix de ligne marque le début concret d’un programme lancé depuis plusieurs années. Et il met fin, au moins sur le calendrier, à une attente qui traînait.
Des retards en chaîne depuis les premières promesses
Au départ, la mise en service commerciale devait intervenir pour les Jeux olympiques de Paris 2024. Elle a ensuite glissé à 2025, puis à janvier 2026.
La suite a encore bougé. L’échéance a été repoussée une nouvelle fois vers l’été, puis vers l’automne 2026, après une série de pré-roulages destinés à tester le système en conditions réelles. Dans cette chronologie, la SNCF et Alstom ont aussi connu des tiraillements entre exploitant et constructeur.
Résultat, cette date du 6 novembre avait fini par être très attendue.
Plus de places, moins d’énergie
Sur le plan technique, la promesse est assez nette. Ce train à deux étages peut accueillir 740 places par rame. Quand deux rames sont couplées, la capacité dépasse les 1.400 passagers en un seul départ.
Par rapport au modèle précédent, cela représente 20 % de capacité en plus. La SNCF met aussi en avant une consommation d’énergie réduite de 20 %, notamment grâce à un nez plus aérodynamique, pensé pour mieux fendre l’air.
L’entreprise avance enfin une baisse de 32 % des émissions de CO2. Pour un matériel appelé à circuler massivement, ce n’est pas un détail.
Un programme industriel lancé dès 2018
Derrière ce premier train, il y a un marché bien plus large. Depuis 2018, la SNCF a commandé environ 160 trains de nouvelle génération à Alstom, pour un montant total de 4,6 milliards d’euros.
Bon, le premier départ ne règle pas tout à lui seul. Mais il donne enfin une date tangible à un programme industriel qui s’est longtemps résumé à des annonces et à des reports.