Grève du 5 novembre, ce que l’on sait déjà pour les transports

Pôle de transports avec signalétique
Image d'illustration. Bus, métro et train visés par la grève. — ADN

Les syndicats appellent à une journée de grève jeudi 5 novembre 2026. SNCF, RATP, bus, métro et peut-être l’aérien seront fixés d’ici mercredi.

En bref

  • Trafic SNCF et RATP attendu mardi
  • L’aérien doit communiquer mercredi
  • Les syndicats visent le pouvoir d’achat

Jeudi 5 novembre 2026, les usagers sauront tardivement à quoi s’attendre. Les premières indications sur le trafic de la SNCF et de la RATP doivent tomber mardi 3 novembre, celles de l’aérien mercredi 4 novembre. À ce stade, une chose est acquise, la journée de grève pourrait toucher une bonne partie des transports.

Les réponses attendues entre mardi et mercredi

Pour les voyageurs, le point clé est là. La SNCF indique que ses prévisions de circulation pour jeudi doivent être disponibles environ 48 heures avant, et invite les usagers à consulter régulièrement SNCF Connect. Même calendrier pour la RATP.

L’aviation, elle, doit publier ses prévisions mercredi. Bref, l’image précise du trafic ne sera connue qu’au compte-gouttes, à la veille du mouvement pour certains réseaux.

Une mobilisation bien au-delà du rail

Cette journée ne vise pas seulement les trains. Après plusieurs semaines de mobilisation de la jeunesse et de manifestations contre la vie chère, les syndicats appellent les salariés du public comme du privé à se mobiliser pour obtenir des réponses sur le pouvoir d’achat.

L’appel concerne pas mal de secteurs. Sont cités notamment l’enseignement, public et privé, mais aussi les banques, les mutuelles, les médecins ou encore les pharmaciens. Ce cadre plus large compte, parce qu’il explique pourquoi les perturbations pourraient dépasser le seul ferroviaire.

Au rail, le cœur du bras de fer reste salarial

Dès mardi, des syndicats de cheminots doivent se rassembler devant le siège de la SNCF, à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis. Leur demande est nette, un rattrapage de l’inflation sur les salaires 2026, pendant une réunion avec la direction sur ce sujet.

Selon Fabrice Charrière, secrétaire général de l’UNSA Ferroviaire, l’accord salarial 2026 prévoyait une hausse générale annuelle de 0,5 %, versée en deux fois, sur la base d’une inflation alors estimée à 1,3 % lors des NAO. Or l’Insee mesure une inflation de 3,4 % sur douze mois en octobre, et la Banque de France l’anticipe à 2,3 % sur l’année.

Du coup, l’UNSA Ferroviaire réclame une augmentation générale de 2,6 %, avec effet rétroactif au 1er juillet. Avec la CFDT, elle avait signé l’accord 2026. La CGT et Sud, non. Comme les deux signataires représentaient moins de 50 % des salariés, l’accord n’a pas pu entrer formellement en vigueur, même si la direction l’a appliqué unilatéralement. Il comportait aussi une clause de revoyure en cas d’écart marqué de l’inflation.

Bus, métro et tramways aussi dans le viseur

Rien ne dit encore quelle sera l’ampleur exacte du mouvement dans chaque ville. Mais des perturbations sont déjà annoncées comme possibles dans plusieurs réseaux urbains, avec des effets attendus sur les bus, le métro et les tramways.

Et pour jeudi, c’est bien ce point qui comptera pour vous. Les quatre syndicats du ferroviaire réclament l’ouverture de réelles négociations salariales, mais aussi des discussions sur les conditions de vie, les conditions de travail et le maintien de l’unité sociale du groupe.

Benjamin

Spécialiste Société

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