Paris : 72 élus réclament le départ du préfet Didier Lallement

Ecologistes, communistes ou encore membres des groupes Nous Démocratie et Générations ont écrit à Emmanuel Macron dans ce sens.

Pour ces dizaines d’élus, la présence du préfet de police Didier Lallement « met en danger » les Parisiens. Entre gestion de l’évacuation du camp de migrants de la Place de la République, le maintien de l’ordre lors de manifestations et l’affaire Michel Zecler, ces dernières semaines ont vu le préfet être décrié. Dans un courrier adressé au président de la République, les élus demandent sa démission.

La lettre à Macron

Publiée sur Twitter, la lettre débute ainsi : « Nous vous écrivons ici en tant qu’élu.e.s parisien.ne.s car nous estimons que la présence de M. Lallement au poste de préfet de police de Paris non seulement n’est pas, comme l’exigerait sa fonction, une garantie de protection de la sécurité des Parisien.ne.s, mais plus encore qu’elle les met en danger ». David Belliard, adjoint aux Transports de la Maire Anne Hidalgo, explique pour sa part : « (…) nous disons qu’il y a de graves manquements dans la stratégie de maintien de l’ordre dans la capitale. Là où nous attendons de l’ordre et de l’apaisement, nous avons du désordre et des tensions. Le préfet Lallement doit démissionner ». Les élus regrettent aussi « qu’un certain nombre de casseurs n’ont pas été maîtrisés », bien que les forces de l’ordre étaient « positionnées en nombre important sur le parcours de la manifestation ».

Modifier « la doctrine du maintien de l’ordre »

Nicolas Bonnet-Oulaldj, président du groupe Parti communiste au Conseil de Paris, estime pour sa part, et comme il l’a déclaré à 20Minutes : « Nous sommes favorables à la démission du préfet Lallement. Mais on ne va pas régler le problème de fond, en changeant de préfet. Cela doit s’accompagner d’une modification de la doctrine du maintien de l’ordre ». Le premier adjoint d’Anne Hidlago se veut quant à lui plus nuancé, à l’image de la majorité au Conseil de Paris : « Ce n’est pas un différend avec une personne, c’est le gouvernement qui a choisi une stratégie d’ordre public avec laquelle nous sommes en désaccord. Il est un peu facile d’en faire porter la responsabilité à une seule personne », a déclaré Emmanuel Grégoire.

Jérôme

Spécialiste Politique

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