Le dimanche 21 juillet 2024, le défenseur des baleines à bord du John Paul Dejoria, recherché par le Japon, a été appréhendé par les autorités danoises. Quelles seront les conséquences de cette interception ?
- Paul Watson, défenseur des baleines, arrêté au Groenland.
- Arrestation basée sur un mandat d’arrêt international du Japon.
- Watson prévoyait d’intercepter un navire-usine baleinier japonais.
Un militant écologiste canadien arrêté
Le dimanche 21 juillet 2024, Paul Watson, un célèbre militant écologiste canadien, a été arrêté par la police du Groenland. Il est connu pour sa défense acharnée des baleines et son opposition à la chasse de cet animal marin.
Une arrestation sous mandat international
La police a procédé à l’arrestation sur la base d’un mandat d’arrêt international émis par le Japon. Watson se trouvait à bord de son navire, le John Paul Dejoria, qui avait accosté à Nuuk, la capitale du Groenland, pour se ravitailler en carburant.
Un objectif d’interception déjoué
Son objectif était de « intercepter » le nouveau navire-usine baleinier du Japon dans le Pacifique Nord, selon la Fondation du capitaine Paul Watson (CPWF). Une vidéo publiée par la CPWF sur les réseaux sociaux montre des officiers menottant Watson sur le pont du navire, avant de l’emmener à l’intérieur d’une camionnette de police.
Une possible extradition vers le Japon
Watson doit être présenté devant un tribunal qui statuera sur sa détention et décidera s’il doit être extradé vers le Japon. Il était recherché par le Japon pour avoir causé des dommages et des blessures lors de deux incidents en 2010 à l’encontre d’un navire baleinier japonais.
Une arrestation orchestrée ?
La CPWF a émis l’hypothèse que l’arrestation avait été orchestrée par le Japon. Selon eux, le Japon aurait rendu confidentielle la « notice rouge » d’Interpol à l’encontre de M. Watson, facilitant ainsi son voyage et son arrestation ultérieure.
Le Japon et la chasse à la baleine
Le Japon défend la chasse à la baleine, arguant qu’elle représente une question de « sécurité alimentaire » pour le pays. Cependant, la consommation de viande de baleine a chuté à environ 2000 tonnes par an, alors qu’elle était 200 fois supérieure dans les années 1960. En 2019, le Japon a quitté la Commission baleinière internationale (CBI) pour s’affranchir d’un moratoire mondial sur la chasse aux baleines.