La formation "Patriotes pour l'Europe" émerge en tant que troisième force politique, avec 84 eurodéputés provenant principalement de Vox, du Fidesz de Viktor Orban et du RN représenté par Jordan Bardella. Quel impact cette nouvelle alliance pourrait-elle avoir sur l'Europe ?
- « Patriotes pour l’Europe » devient 3ème force avec 84 eurodéputés.
- Le Parlement européen sous pression d’une extrême droite renforcée.
- Le scrutin pour les vice-présidents s’annonce complexe.
Une nouvelle formation politique fait son entrée
Avec 84 eurodéputés, la formation « Patriotes pour l’Europe » se hisse à la troisième place du Parlement européen. Ces députés sont issus de diverses formations politiques notables, y compris Vox, le Fidesz de Viktor Orban et le Rassemblement National avec Jordan Bardella à sa tête.
Un Parlement européen sous pression
La rentrée parlementaire à Strasbourg est marquée par une pression accrue de l’extrême droite, désireuse de peser dans les débats malgré ses divisions et le « cordon sanitaire » en place. Pedro Lopez de Pablo, porte-parole du Parti populaire européen, déclare : « Nous discutons pour opposer le « cordon sanitaire » aux eurodéputés des groupes d’extrême-droite qui sont amis de Poutine. Nous ne voulons pas les voir représenter l’institution. »
Une élection de vice-présidents complexe
La désignation des 14 vice-présidents chargés de présider les sessions se révèle être un défi de taille. Les deux puissants groupes d’extrême droite ont des exigences élevées, avec des revendications allant jusqu’à quatre tours de scrutin.
La clé de répartition traditionnelle suggère que deux vice-présidents devraient revenir à la formation « Patriotes pour l’Europe ». Cependant, cette perspective est considérée comme une « ligne rouge » pour les groupes centristes majoritaires, qui cherchent à s’entendre sur des candidats alternatifs pour contrer les siens.
Des tensions politiques anticipées
Les tensions sont également prévues pour la semaine prochaine, car les eurodéputés « Patriotes » pourraient être exclus des présidences de commissions parlementaires. Kinga Gál, vice-présidente hongroise du groupe, ironise : « Le concept bruxellois de démocratie et respect des traditions parlementaires parfaitement appliqué ».
Les résultats du scrutin restent incertains, laissant le Parlement européen dans une atmosphère tendue en prévision de l’élection des vice-présidents et des conflits politiques potentiels.